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Référendum sur La Poste : tous à la votation citoyenne !
Par Rue89 Edito | 02/10/2009 | 12H20

« Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser. Etes-vous d'accord avec ce projet ? Oui/Non. »
- Vous êtes ultralibéral, vous rêvez de privatiser La Poste pour qu'elle soit armée pour la bataille de la concurrence qui s'ouvre, vous savez bien que le changement de statut de La Poste serait le premier pas vers votre rêve, allez donc cocher la case « oui » sur un bulletin mis à votre disposition par les syndicats dans des lieux de vote variés : bureaux de La Poste, écoles, collectivités locales…
- Vous êtes du genre confiant, vous avez foi dans les assurances affichées par le gouvernement Fillon-Sarkozy, vous pensez que lorsque Christian Estrosi promet que le capital restera dans les mains de l'Etat à 100%, c'est du béton armé (entre nous, et sans vouloir vous influencer, on nous avait également assuré que jamais France Telecom ou GDF ne tomberaient dans le privé, mais bon, vous êtes libre de croire que ce ne sera pas le cas cette fois). Dans ce cas, allez voter « oui » vous aussi.
- Maintenant, si (comme moi) vous avez le sentiment qu'on nous prend pour des crétins, que cette opération finira par une ouverture du capital au privé, qu'elle ne présage rien de bon pour l'un des derniers services publics « structurants » de la société française, qu'elle risque de conduire à un dépérissement des missions d'intérêt général au nom de la loi du profit, allez vous aussi voter. Mais cochez « non ».
Vous avez jusqu'à samedi 18 heures pour le faire.
Pascal Riché
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De PoG
Etudiant. | 12H56 | 02/10/2009 |
Ce n'est a mon avis pas le « non » qui vous rendra l'époque d'une société non basé sur le profitprofitprofit. Soyons réaliste, la Poste est morte (j'attends 30mn a chaque fois que je dois y aller dans ma ville de 8000 habitants, en heure creuse ou pleine, c'est pareil. Des colis en veux tu n'en voila pas. « ah non désolé on peut pas vous prêter du scotch pour le carton de votre colis », ok c'est pas grave je vais faire un aller retour de 2km a pied « on peut pas garder votre colis en attendant », ok c'est pas grave les 2km avec 11kilos sous le bras spa grave ok c'est rien je m'en fiche merci a+).
Le Oui, ca fera juste sombrer le truc un peu plus, mais perso, je suis sur de pas voir la différence. Comme pour le Non en somme.
De fdrebin
Dilettante doué | 13H21 | 02/10/2009 |
Juste une remarque de forme :
Aujourd'hui, entre midi et deux, j'ai été sollicité pour participer à cette votation. L'argument avancé par les scrutatrices a mis en colère le juriste que je suis. D'après ces deux jeunes femmes, si on arrive à 4 millions de « oui », il y aura automatiquement un référendum pour décider de la privatisation ou non de la Poste.
Depuis 2008, la seule chose approchante que prévoit la Constitution, dans son article 11, c'est que « un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cette initiative prend la forme d'une proposition de loi et ne peut avoir pour objet l'abrogation d'une disposition législative promulguée depuis moins d'un an. »
http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/l…
Et de toute façon, ces dispositions n'entreront en vigueur que lorsque les lois et lois organiques nécessaires à leur application auront été adoptées, ce qui n'est pas le cas (article 46-I de la loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008)
Ceci dit, je soutiens totalement l'initiative sous réserve qu'on explique honnêtement les choses.
De samivel51
Jeune insolent | 13H36 | 02/10/2009 |
Quand on organise une « votation », la moindre des choses c'est de ne pas tromper les électeurs sur la question à laquelle ils doivent répondre.
Or, ici, la question porte sur le changement de statut de la Poste, mais les affiches annoncent une « consultation nationale sur la PRIVATISATION de la Poste ».
Ce qui n'est pas tout à fait la même chose, n'en déplaise aux esprits chagrins.
De Cinsault
Graine de rosé | 18H04 | 02/10/2009 |
Une petite anecdote : J'habite à la campagne.
Un jour, le facteur a vu une voiture inhabituelle dans mon jardin alors qu'il nous savait absents . Tout de suite il a bloqué avec son véhicule mon portail et est parti chercher le voisin pour attraper à deux l'individu qui était chez moi. Il s'avère que la dame qui nourrit mes chats, était venue avec son fils et une autre voiture que la sienne …
Tout le monde a bien rigolé de cette histoire surtout que le fils en question est policier…
Il n'empêche, que si ce n'est pas la fonction première d'un facteur de surveiller votre maison, c'est quand même citoyen d'essayer d'empêcher un vol en train de se commettre.
Dans quelques années, nous n'aurons plus que des sociétés privées qui passeront une fois par semaine avec un employé, chaque fois différent, pressé par l'horaire , et qui ne connaitra rien ni personne
Le prix du timbre aura quadruplé, « concurrence » oblige. Peut être même devra-t-on payer un abonnement, une sorte de nouvelle taxe locale déguisée …
L'opérateur historique postal aura fait des investissements aussi grandioses que ruineux à l'étranger.
Et il sera trop tard pour faire machine arrière.
C'est vrai que la poste ne marche plus très bien mais je pense que c'est voulu par un certain nombre de gens au pouvoir et ça ne leur est pas très difficile d'y mettre le bazar.
Donc j'irai voter , et je voterai NON à la privatisation de la Poste et à tout enclenchement de processus qui y mènerait inéluctablement.
De Hugues Serraf
Chroniqueur | 18H41 | 02/10/2009 |
Il faut voter oui au changement de statut dans l'espoir d'une privatisation rapide, évidemment.
Ce qui n'empêche pas qu'il faille exiger d'authentiques référendums d'initiative populaire à la mode helvète. Il me semble d'ailleurs que, quitte à se mobiliser pour quelque chose, autant le faire pour un truc important.
Ah, et vous avez vraiment envoyé une lettre à votre maman, récemment ?
De PierreAdrien06
21H47 | 02/10/2009 |
La poste c'est guignol !
La concurrence totale sur le service postal en Europe à compter du 1/1/2011, c'est acquis.
25 pays européens sur 27 l'on déjà réalisé.
Il ne reste plus que le Luxembourg et la France !
La poste accuse actuellement une dette de 6 milliards d'euros ! ! !
Encore une fois, ce vote est malhonnête !
Rien n'interdit aux gens de voter à quinze reprises, dans quinze bureaux différents !
Oui vous pouvez vous renseigner, je tiens cela d'un responsable syndical.
Connaissant les syndicats de la poste, l'ordre a été donné de ne point se priver !
Ce système de vote ne peut que faire penser à celui du PS, fraudes différentes, mêmes résultats !
La poste et ses représentants syndicaux nous prennent pour des cons…
De affreuxjojo
00H17 | 03/10/2009 |
L'eau a été privatisée. Les prix ont grimpé.
Les télécoms ont été privatisés. Les salariés s'y suicident. Les 3 opérateurs pratiquent des ententes illicites sur les dos des consommateurs et délocalisent une partie de leurs activités.
Les autoroutes ont étés privatisés. Les prix augmentent.
La filiale fret de la CGM a été privatisée au profit des frères Saadé, hommes d'affaires libanais francophiles proches du président Rafiq Hariri. C'est ce clan qui loge gracieusement Chirac depuis 2 ans.
La Sernam a été privatisée en 95. L'acquéreur (Butler) est un ami proche du « privatiseur » (Villepin).
Les chemins de fers Britanniques ont étés privatisés. Les accidents mortels se sont multipliés
Des pans entiers de l'action de l'armée Américaine ont été privatisés. Les plus juteux marchés (fait sans appel d'offre et sans contrôle) ont été attribués aux entreprises ayant financé la campagne de Bush. La société Haliburton dont Cheney était le PDG a obtenu les meilleurs contrats juste avant de délocaliser à Dubaï son siège social et ses comptes gonflés à bloc par les finances publiques Américaines.
A la mort de Pinochet d'innombrables comptes bancaires ont été mis à jour. Les sommes énormes découvertes correspondaient aux rémunérations occultes de Pinochet pour la privatisation généralisée de l'économie Chilienne pendant ses mandats.
Les privatisations sont des bradages du patrimoine public. Les bénéficiaires de ces bradages sont de façon quasi-universelle des proches des politiques qui décident des privatisations et qui en déterminent les montants. Ces politiques sont récompensés par les entreprises bénéficiaires de multiples façons : participations (parfois illicites) aux frais de campagne, récompenses directes en liquide (corruption), récompense indirectes (logement, travaux sur des logements, mise à disposition de personnel), embauche ultérieure sur des postes rémunérateurs (pantouflage) , participation au travail de propagande électoraliste et gouvernementale via les médias détenues par les entreprises « favorisées » lors des privatisations.
Le mouvement généralisé de privatisation lancé par Reagan et Tachter est le plus énorme hold-up de tout les temps. Il amplifie la corruption d'une partie du personnel politique. Cette corruption discrédite la politique et la démocratie, pousse à l'abstention, au désintérêt pour la chose publique et alimente les courants extrémistes.
Le rôle des gouvernements est de préserver, d'améliorer, de moderniser, de développer les services publics conformément à l'intérêt général et conformément aux besoins et aux souhaits de la majorité des citoyens. Il n'est pas de liquider ce patrimoine commun dans le sens du seul l'intérêt des gouvernants et de leurs amis financiers.