-
Un fournisseur du vaccin de la grippe A licencie
LeParisien.fr20/11/09 | 10h14 -
AOL veut supprimer plus d'un tiers de ses effectifs
AFP via LesEchos.fr19/11/09 | 15h57 -
AZF : Total et Thierry Desmarest mis hors de cause
AP via Nouvelobs.com19/11/09 | 15h54 -
Augmentation des dossiers de surendettement de 16%
AFP via LesEchos.fr18/11/09 | 16h15 -
L'ex-PDG de Valeo réclame 2,5 millions d'euros
RTL.fr18/11/09 | 14h45
Dix nouvelles formes du sexisme ordinaire au travail
Par Guillemette Faure | Eco89 | 29/10/2009 | 11H19
Les blagues de blondes à la machine à café, les compliments à la con (« quatre femmes inspectrices des finances cette année, et en plus elles sont belles ! »), le « cher confrère » entendu par une avocate…
Ce sont « des blessures infinitésimales », selon Brigitte Grésy, qui forment le nouveau sexisme. Nous vous en donnons dix exemples extraits de son Petit traité contre le sexisme ordinaire.
1. La condescendance et le paternalisme
- « Ma belle », « mon lapin », « mon petit » (et sa version contemporaine « ma grande »), « ma… » (mettre ici votre prénom)
- Penser que la femme qui utilise un ordinateur en réunion est en train de prendre des notes (ça doit être une secrétaire), tandis que l'ordinateur de l'homme en réunion signe l'homme moderne
2. Le dénigrement
- « T'es vraiment blonde ! »
- « Pauvre conne ! Allez je rigole… »
- « Vous pensez, quatre filles, forcémment ça se passe mal… »
3. La délégitimation subtile
- Contourner une femme qui a des responsabilités
- S'adresser à l'homme quand on rencontre un homme et une femme en supposant que c'est lui le chef
4. L'insubordination larvée
- La rétention d'information face à une supérieure femme.
- L'exclusion d'une femme supérieure de décisions, réunions…
5. La fausse courtoisies
Ce sont des situations de « marquage » qui mettent les femmes à côté et non avec. Comme cette phrase d'un homme à une femme directrice lors d'une réunion : « Les ménagères ne s'en laissent pas compter, vous savez de quoi je parle. »
6. Les blagues graveleuses
« Sans parler des regards visqueux, des gestes qui effleurent, des moues qui se veulent suggestives, des compliments qui tombent à plat précisément parce qu'ils ne sont que des invitations sournoises qui n'osent pas se dire. »
7. La séduction détournée
Un compliment sur une tenue à une femme qui voudrait qu'on lui parle de son travail, « des rappels à l'ordre de se comporter conformément à un modèle féminin convenu »…
8. La médisance
« Elle couche ! »
9. Le délit de maternité
- « Si je vous donne le poste, vous allez mettre un petit en route »
- « Elle a des enfants… » prononcé comme un verdict.
10. Le temps partiel = le temps partial
- Oublier le temps partiel (85% des travailleurs à temps partiel sont des femmes). « Ah oui c'est vrai, tu n'es pas là demain. »
- D'ailleurs, on n'est pas sérieux quand on est à temps partiel… « Tu as de la chance de pouvoir buller demain… »
Vous avez d'autres exemples ? Laissez-les dans les commentaires et nous les soumettrons à Brigitte Grésy.
► Petit traité contre le sexisme ordinaire de Brigitte Grésy - éd. Albin Michel - 247p. - 15€
53479 visites | 444 réactions
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque































18
De Petitecuillere
webmaster | 11H40 | 29/10/2009 |
La fausse galanterie : "Je te laisse passer devant", avec une oeillade peu discrète sur l'arrière-train...
L'humour douteux : demander en arrivant à une réunion à majorité féminine : "Alors qui est-ce qui me fait le café ce matin ?" et se marrer tout seul
Les stéréotypes : avouer à ses collègue avoir recruté une moche, car c'est bien connu les moches bossent mieux
La femme-vitrine : envoyer la collègue féminine voir le client masculin
Eh oui je n'invente rien, ça existe !!!
De Klamm
Journaliste | 11H49 | 29/10/2009 |
Pas tout à fait d'accord sur la fausse galanterie : c'est pas fin, le mec est un mateur mais je n'y vois pas de sexysme. Le sexysme c'est aussi de croire que les hommes matent les femmes et/ou les draguent et qu'elles ne font jamais ces choses-là. Elles sont plus discrètes et subtiles que les mecs, c'est tout...
Tout à fait d'accord sur les autres exemples en revanche. J'ajoute juste par rapport à l'humour douteux. Il m'arrive quelquefois de faire des blagues pouvant être cataloguées "sexystes" mais je ne le fais pas en réunion devant tout le monde, mais avec une collègue qui a de la répartie et qui ne va pas se priver de me répondre par une autre vanne.
De Petitecuillere
webmaster | 12H02 | 29/10/2009 |
Pour contrebalancer cet article, j'avoue que les femmes aussi sont sexistes, même si c'est une tradition moins ancrée que les hommes sur les femmes.
Quelques exemples de phrases entendues :
(La responsable de service à un jeune embauché, d'un ton grinçant) - Prends ton temps surtout, je sais bien que les hommes ne peuvent pas faire plusieurs choses à la fois...
(Carine à son collègue, à 18h) - Patrick je te laisse mon dossier à finir, tu pars pas tout de suite toi ça te dérange pas (bah oui c'est bien connu, les hommes n'ont pas d'enfants, ils peuvent donc rentrer tard le soir)
(Les collègues qui parlent entre elles) - OK Michel bosse beaucoup, mais c'est normal vu qu'il est mieux payé que nous (info non vérifiée...)
(Tout le monde, en réunion de service) - La nouvelle assistante est un homme ? Comment ça ???
De cunégonde
12H50 | 29/10/2009 |
le fait qu'une telle remarque puisse être prononcée par des femmes ne dit pas que ce n'est pas sexiste ; cela montre juste que des femmes ont intégré ces stéréotypes mysogines profondément ancrés, elles ne se rendent pas compte qu'elles se dénigrent injustement elles-mêmes.
De même quand Amine, l'Arabe insulté par Hortefeux, déclare qu'il n'y a dans la blague rien de bien méchant : il est tellement environné de racisme qu'il l'a intégré et qu'il ne le voit plus.
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 13H42 | 29/10/2009 |
les commentaires vestimentaires : tout est interprete comme une strategie personnelle (typiquement le dressed to kill). des commentaires que l'on n'entend jamais a propos d'un homme.
De Lafillepasage
Pas sage. | 13H57 | 29/10/2009 |
Infirmière de profession, je n'ai que des collègues femmes.
Force est de constater que ça ressemble à l'enfer...
Des femmes entre elles...
Bla bla bla, médisances et petites guéguerres.
Quant aux blagues sexistes, nous sommes les premières à nous les balancer nous même:
"Ouai je sais, j'ai couché!"
Peut-être parce qu'on sait pas très bien avec qui on coucherait?
Surtout parce que ça nous fait rire.
Ouai je sais, on est un peu blondes des fois...
De margot
14H40 | 29/10/2009 |
Tout à fait d'accord avec vous.
Exemple supplémentaire : refus d'augmentation parce que "toi, ton mari gagne bien sa vie" (et si ça ne marche plus entre nous?)
De Diane67
14H40 | 29/10/2009 |
j'ai été pionnière dans un domaine plus que masculin fin des années 80, j'en ai vu et entendu des vertes et des pas mures... et j'ai eu droit notamment à tout cela.....
un type a débarqué dans le bureau de ma secretaire ( commercial pour une marque de photocopieur) alors que j'y étais, ni bonjour ni bonsoir, il avait même pas frappé à la porte, examine le photocopieur quasi neuf se tourne vers nous "c'est vous qui bossez avec ce truc pourri? je veux voir le décideur" j'avias fait signe à ma collaboratrice de pas répondre, il se plante devant nous "je veux voir LE décideur"
je lui ai simplement dit " le boss c'est moi: dehors" et ce crétin qui me répéte " arrête tes conneries poulette - j'avais 30 ans - et apllele moi ton patron" Très bien, j'ai apelé le coursier de la boite et je lui ai demande de foutre le type dehors; comme cela il était content, il a vu un homme...
De Diane67
14H48 | 29/10/2009 |
vous avez raison, j'ai encore eu plus de problèmes avec les femmes qu'avec les hommes et bien entendu ... j'étais et je suis toujours blonde....
un tailleur jupe courte " elle fait sa pin up" , un tailleur pantalon " elle se deguise en mec" sans compter les reflexions totalement subjectives " elle sait pas s'habiller" ou alors " est ce quon vient en talons au bureau" sans compter les collaborateurs agés " parce que c'est les femmes qui commandent maintenant" et les c..s tout cours " mademoiselle , j'ai demandé à voir le patron pas sa secrétaire"
le meilleur était le délégué CGT qui est venu me voir " mademoiselle, vous direz à votre patron qu'il aurait pu avoir le courage de me recevoir ( il avait une excuse, il était pas attaché à la boite, il venait lors d'un greve pour les salaires en 92)
la meilleure étant lorsque j'avais donné une conférence en Suisse, ils avaient pris la mention me pour une faute de frappe et les journalistes Suisse ont attribué la première parti de mon discours à mon homologue Suisse et la seconde à mon homologue allemand.
Résultat des courses, dans lez journaux allemands et fraçais, il y avait trois personnes à la tribunal et sur le journal Suisse, on ne voyait que deux hommes à la tribuna...ils m'avaient squizzés au montage...
De Enki 9562
Alchimiste | 15H09 | 29/10/2009 |
1. La condescendance et le paternalisme
"Beau gosse", "mon nounours", "mon gros"
Penser qu'il y a un péril à ce qu'un homme se serve d'une machine à laver sans avoir suivi de stage de mise à niveau, ou qu'une chemise sur une table à repasser est une situation nécessitant secours.
2. Le dénigrement
"Vous les mecs ne pouvez penser qu'à une seule chose à la fois et on sait ce que c'est, et où se place votre intelligence."
"Quatre mecs tout seuls sans ballon ni télé, qui les surveille?
3. La délégitimation subtile
Je ne peux pas savoir que le gris taupe passerait mieux que le vert pistache parce que j'ai un pénis.
S'adresser à la femme devant un couple avec enfant, parce que c'est elle qui comprend de quoi on parle.
4. L'insubordination larvée
La rétention d'information, "parce qu'ils sont vraiment trop bêtes pour comprendre".
Trois nanas en réunion, "tu es bien gentil d'essayer de parler la même langue mais causes toujours".
5. La fausse courtoisie
"Vas donc voir Michel, il s'occupe de sa voiture, prends deux bières."
"On vous laisse tranquille devant le match ce soir, faites vous plaisir, nous on sort avec Frère bien aimé et Enki."
6. Les blagues graveleuses
Le débriefing du lundi matin. "Alors ton rencart?" " Un crétin, au bout d'une demi heure, j'ai cru qu'il allait lécher le canapé aussi mais au moins tout ce temps là, il m'a pas parlé de ma mère."
La différence entre un homme et un sextoy? Tu peux changer les piles du sextoy, mais l'homme, lui peut descendre les poubelles.
7. La séduction détournée
"Tu sais faire un trou avec une perceuse !?! Waouu quel homme!"
8. La médisance
"T'as vu sa voiture? Il doit en avoir une toute petite"
9. Le délit de paternité
"Lui parle pas comme ça, pauvre petit" / "Attention, si t'as pas rangé ta chambre dans cinq minutes, j'appelle papa!"
ou
"La paternité? C'est deux minutes de travail."
10. Le temps partiel = le temps partial
"Avec les RTT et le congé enfant malade, on aurait pu passer le week end à la Baule, mais Roger part en congé paternité, alors qu'on sait très bien que c'est pour refaire sa cuisine."
Bon, je pousse un peu la mauvaise foi sur le 10, mais c'est certainement parce que je suis un mec.
De nan75
15H11 | 29/10/2009 |
Moi, je suis une femme et j'aime bien les compliments, comme beaucoup d'hommes et de femmes. Je n'y trouve rien de sexiste car je pense que ca peut aller dans les 2 sens. En soit, associer un compliment professionnel et personnel n'est pas sexiste à mon point de vue et ca peut se faire dans les 2 sens.
Ce qui rend la chose sexiste, c'est que SYSTEMATIQUEMENT, une femme en vue professionnellement ou politiquement est jugée en + (sinon seulement) sur ses qualités physiques (en positif ou négatif), sa façon se s'habiller ou de se coiffer (en positif ou négatif) et/ou sa vie personnelle (temps pour s'occuper de ses enfants ...), par les hommes comme par les femmes. Alors que ce n'est pas le cas des hommes.
De dudesque
généralement sur mon séant | 15H14 | 29/10/2009 |
Sinon un temoignage d'une amie que j'ai trouver a vomir...
son service (dans une banque) change de bureaux, ils se retrouvent a coté du bureau du DG
la chef de services les previent: "bon les filles maintenant qu'on est à coté du DG? va falloir faire attention à votre manière de vous habiller, jupe tailleurs et maquillage de rigueurs"
j'ai d'abord cru que c'etait une blague mais non...
apparement on doit mieux travailler maquiller et en jupe...je devrais essayer :p
De Hysôre de Thetapress
journaliste | 16H28 | 29/10/2009 |
J'étais chef d'entreprise d'une agence de communication de 25 salariés. Un fournisseur qui avait oublié de m'envoyer un devis et que je rappelais a cru bon de me faire porter des fleurs.
Je n'ai plus jamais travaillé avec.
Peut-on considérer les fleurs comme une excuse professionnelle? L'aurait-il tenté face à un homme?
De cunégonde
20H19 | 29/10/2009 |
J'ai des copains qui voulaient faire du baby sitting et ils essuyaient beaucoup de refus, parce que les gens voulaient une "présence féminine" pour leurs mômes! ce qui est assez injuste.
Quand j'étais petite, mon frère, ma soeur et moi avions non pas une mais UN babysitter qui était super, à chaque fois que ma mère sortait on avait hâte qu'il arrive, peut-être parce que justement on était contents d'avoir une présence masculine, mon petit frère lui montrait tous ses jeux de garçons... Peut-être que c'était parce que notre père nous manquait beaucoup, on le voyait la moitié des vacances et un week-end sur deux quand il pouvait faire le trajet.
En tout cas, babysitter fille ou garçon, les mômes sont contents, ce qui compte c'est qu'on s'en occupe!
Il parait aussi que les hommes qui veulent faire instit en maternelle sont discriminés, ça ne m'étonne pas mais là aussi c'est injuste.
Par contre pour les avantages/responsabilités, ce qu'il faudrait c'est que comme en Suède, Norvège, à Québec etc, les deux soient partagés, et ça passe par le partage équitable des congés parentaux.
Parcontre je ne suis pas d'accord avec la deuxième partie de votre commentaire.
De anini
enseignante | 08H24 | 30/10/2009 |
Demandez-vous le choix des cadeaux de Noël pour filles et garçons !
poupées ,baigneurs , balayette et machine à laver pour les filles ,
monstres , jeux électroniques et d'intelligence pour les garçons ....
Et de plus ,les parents et surtout grands-parents n'ont même pas conscience de leurs choix !
De Esgalduin
tapoteur de clavier | 10H25 | 30/10/2009 |
Point 6 : je (au masculin) travaille dans un milieu extrêmement féminin et force est de constater que les blagues graveleuse ne sont pas l'apanage des mâles pas plus que les remarques sur le physique en aparté et en groupe (la version fille de "putain comme elle est bonne"). Comme quoi, quand on domine...
De amonhumbleavis
ne trainera plus dans la rue | 17H34 | 30/10/2009 |
Et les posters porno dans les ateliers... ce n'est pas du sexisme ça?
De amonhumbleavis
ne trainera plus dans la rue | 17H55 | 30/10/2009 |
Franchement, j'ai eu droit à tous les points cités et je vous assure qu'à la longue ça met franchement mal à l'aise voir en rogne surtout quand on travaille dans un domaine à majorité masculine... et ça a commencé dès l'école d'ingénieurs !!!
Mais le plus étonnant, c'est que le pire des machos sexistes que j'ai rencontré dans ma vie professionnelle, celui qui m'a le plus fait de remarques sur ma condition de femmes, soit finalement celui qui m'a imposée dans l'organisation de l'entreprise et qui m'a mis le pied à l'étrier.
Et finalement, j'ai compris qu'il ne faisait que reproduire une sorte d'ambiance de travail avec les femmes qui était/est de mise dans le monde industriel...
Mon second macho, ingénieur de 45 ans chef d'une équipe similaire à mon équipe m'a servi du "mon petit" et "ma belle" pendant 1 an, après quelques démonstrations de professionalisme de ma part c'est devenu du "..., toi qui maîtrise ce sujet ..."
Alors c'est long, mais ça change, les hommes (du moins certains), ne demandent qu'à être convaincus...
La plupart des hommes qui ont ce genre de comportement ne le font que par conformisme et finalement sont moins mysogynes qu'il n'y paraît !!!