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Immobilier : le 1% logement, bétonnière à scandales
Par Erwan Seznec | Journaliste | 02/11/2009 | 18H20
Eco89 publie des extraits de l'« Histoire secrète du patronat », où l'ex-patron du 1%, Dewavrin, met en cause Parisot.

Alors que les révélations se multiplient de semaine en semaine sur les dérives du 1% logement, le livre co-dirigé par Benoit Collombat et David Servenay, avec Frédéric Charpier, Martine Orange et Erwan Seznec, permet de comprendre l'ampleur du mal qui ronge cette institution paritaire.
Le Parisien révèle ce lundi un rapport du gendarme du 1% qui épingle les rémunérations très élevées des dirigeants des organismes collecteurs. Ainsi, sur 89 directeurs généraux :
- trois gagnent plus de 200 000 euros par an
- 19 entre 150 000 et 200 000 euros
- 31 entre 100 000 et 150 00
La semaine dernière, Le Monde dévoilait le parachute doré de l'ancien directeur général de Solendi, un autre organisme collecteur. En 2007, Christian du Chatelier est parti à la retraite avec un chèque de 1,3 million d'euros. Du jamais vu dans le milieu du logement social ! Cet ancien responsable patronal s'est engagé à rembourser 550 000 euros, mais le mal est fait.
Depuis 1953, le 1% logement est régulièrement mis à mal par ceux qui veillent à son destin. Patronat et syndicats ont longtemps fermé les yeux sur ces dérives. Jusqu'à ce que l'Etat s'en mêle et que les règlements de compte commencent entre « anciens » et « modernes ».
Derrière la très médiatique affaire de l'UIMM, le 1% logement donne lieu à une violente passe d'armes entre Daniel Dewavrin, alors président de l'UESL (Union d'économie sociale pour le logement, fédération des organismes collecteurs du 1% logement) et la présidente du Medef, Laurence Parisot, à qui il envoie une lettre au vitriol le 21 avril 2008 :
« En remettant, ou semblant remettre en cause, uniquement le mandat que j'exerce [à la présidence de l'UESL], vous contribuez à cacher la vérité d'un système tenu par des représentants du Medef depuis plusieurs dizaines d'années. »
L'enjeu de cette bataille ? Le contrôle d'un pactole de 4 milliards d'euros, mais aussi l'indispensable obole du secteur du BTP, sans qui le Medef ne serait qu'une coquille vide…
► Histoire secrète du patronat de Frédéric Charpier, Benoit Collombat, Martine Orange, David Servenay et Erwan Seznec (Ed. La Découverte, 719 pp., 25 euros)
► Les bonnes feuilles de l'« Histoire secrète du patronnat » : Années 1960 et 1970 : dérapages en série
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De theshadedcucumber
justicier potager | 18H33 | 02/11/2009 |
Si seulement il n'y avait que le 1% logement ! Mais vous pourriez aussi vous intéresser à la défiscalisation outre-mer (indispensable sans doute pour soutenir l'économie locale, mais qui connaît de gros abus), au crédit d'impôt recherche (indispensable pour soutenir la recherche en France, mais une grande partie de l'argent investit ne va malheureusement pas au soutien de la recherche), etc.
Bref, tous les systèmes de ce type ont des avantages réels (j'ai bénéficié d'un prêt 1% donc je ne critique pas le principe) mais génèrent des abus réels eux aussi...
De WeWillWin
Indécise | 18H42 | 02/11/2009 |
A la lecture de cet article, il semble que à peu près tout le monde (droite, gauche, patronat, syndicat) ait des casseroles.
D'accord, certains plus que d'autres.
Mais tous ceux qui pourraient faire quelque chose pour que cela change semblent compromis et ne peuvent intervenir sans risquer de se prendre un retour de bâton.
Ca veut dire quoi ?
Sommes-nous condamnés à toujours subir la cupidité et l'avidité de ces gens qui sont censés assurer notre bien-être ?
Au passage, merci à Rue89 de remuer tout ça. Mais comment faire pour que les gens qui nous dirigent évoluent vers le "aucun pourri" ?
De lolo-java
charcutier-zingueur | 22H43 | 02/11/2009 |
Et ça continue , vous savez pourtant qu'il existe un moyen radical pour stopper tout ça ...
Il suffit d'aller voter chaque fois que c'est possible mais pas pour les mêmes qui se succèdent depuis 30 ans , ayez un peu de courage et surtout ouvrez les yeux et les oreilles ....