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Sans papiers : six semaines de grève pour le droit de travailler
Par Agnès Faivre | Journaliste | 24/11/2009 | 12H27
Darcos n'a pas calmé les intérimaires sans papiers qui veulent le retour de la circulaire sur la régularisation par le travail.
Ils n'en démordent pas ; ce qu'ils veulent, c'est « la circulaire ». Alors que Xavier Darcos et Eric Besson évoquent conjointement la possibilité de fermer les établissements employant des travailleurs sans-papiers, et que doit se tenir jeudi la réunion de la Commission nationale de la lutte contre le travail illégal (CNLTI), les sans papiers en grève, ainsi que les 11 syndicats et associations qui les encadrent, maintiennent leurs priorités.
Le préalable à toute action, c'est le remplacement de la circulaire de régularisation par le travail -annulée par le conseil d'état le 26 octobre dernier-, pour aboutir à des critères équitables, simplifiés et valables dans chaque département. Plusieurs points sont encore en discussion, parmi lesquels la durée de présence sur le territoire requise pour la régularisation, l'identification des secteurs déficitaires en main d'oeuvre, ou encore la reconnaissance du travail au noir.
Si les réponses du gouvernement conditionnent aujourd'hui les mouvements de grève, l'implication du ministère du Travail était cependant attendue, de préférence à celle du ministère de l'Immigration. Francine Blanche, secrétaire confédérale de la CGT, réagit à l'interview donnée par Xavier Darcos dans Le Parisien, dans laquelle il menace de fermer les entreprises employant des sans-papiers :
« Les sanctions administratives contre les employeurs existent déjà. Nous avons 5200 salariés en lutte issus de 1800 entreprises. Alors on fait quoi, vous voulez qu'elles soient toutes fermées ? […] Notre point de vue, c'est qu'il faut régulariser ces travailleurs. » (Voir la vidéo)
Traiter les patrons au cas par cas
Lundi matin, au siège de la CGT, 200 grévistes, issus pour la plupart du secteur du BTP, s'étaient réunis en toute confidentialité. Motif du conciliabule : la reconquête de leur droit de grève sur le chantier de la tour First (ex-AXA) à La Défense, géré par Bouygues construction.
Le 2 novembre dernier, 300 travailleurs grévistes avaient en effet été évacués par les forces de l'ordre. Cette prompte intervention, dès le premier jour de grève, mais surtout sans décision de justice, avait alerté la CGT.
Quelques jours plus tard cependant, le syndicat découvrait un décret passé durant l'été, et donnant à la préfecture de police de Paris des pouvoirs étendus aux départements de la petite couronne parisienne. Malgré ce nouveau cadre légal, la pilule n'est pas passée ; pour les leaders syndicaux comme pour leurs nouveaux adhérents, le droit de grève reste un principe inaliénable.
Le mode opératoire du jour est donc des plus simples : réinvestir le chantier de la Tour First. A 14h00, ils sont plus d'une centaine à débarquer sur les lieux. Parmi eux, Mr Niakaté, travailleur intérimaire employé par la société de démolition Adec, et Francis Bottalico, responsable de l'union locale de la CGT à La Défense :
« Si, aujourd'hui, nous tolérons que pour une partie du salariat, sous prétexte qu'il s'agit d'intérimaires ou de sous-traitants, le droit de grève leur est inaccessible, demain ce sera étendu à tout le monde. » (Voir la vidéo)
La réinstallation sur chantier de la tour First sera de courte durée ; les grévistes sont évacués dans la soirée de lundi par les forces de l'ordre. La préfecture précise à l'AFP :
« Le préfet a autorisé le concours de la force publique, à la demande de l'entreprise, car les manifestants ne font pas partie de ses salariés. »
Soit ; mais inciter les donneurs d'ordre à reconnaître des travailleurs disséminés dans l'arborescence de la sous-traitance, était aussi le but de la manoeuvre. Depuis le 12 octobre, début des mouvements de grève, la cégétiste Francine Blanche observe en effet qu'un travailleur sur trois est intérimaire :
« Le droit de grève leur est dénié, ils sont évacués chaque jour des entreprises qu'ils occupent bien qu'ils soient intérimaire des grandes agences d'intérim. Quant aux salariés des petites ETP, ils ne peuvent pas faire grève ailleurs que dans leurs locaux, ce qui est le meilleur moyen de se faire licencier. »
Mettre fin aux pressions des supérieurs
Entre évacuations et réinstallations, les intérimaires s'entêtent. A la régie de la RATP, se retrouvent chaque jour des salariés de l'agence Asten, un des nombreux sous-traîtant du transporteur francilien. Ce sont eux qui avaient filmé une séance revêtement de bitume dans le métro parisien.
Ils souhaitaient mettre fin aux pressions exercées par leurs supérieurs. Si les images ont fait le tour de la toile, Sékou et Gandega déplorent aujourd'hui l'absence totale de concertation avec leurs employeurs. (Voir la vidéo)
Fermer les entreprises qui recrutent des sans-papiers ? L'idée effraie la plupart de ces grévistes. Ils veulent travailler, et accessoirement faire la grève, comme tout travailleur en France. A la différence près qu'ils sont les seuls à accepter les cadences et les salaires de ces métiers en tension : cuisinier, plongeur, maçon qualifié, vigile, technicien de surfaces, nounou… Des métiers non délocalisables, et composés aujourd'hui d'une main d'oeuvre quasi-exclusivement étrangère.
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De nemo3637
Déchoukeur | 13H07 | 24/11/2009 |
Aujourd'hui pour qu'un problème commence à être abordé sérieusement, soit médiatisé en fait, il faut faire des pieds et des mains, en arriver à commettre des exactions, menacer de tout mettre à feu et à sang pour qu'on daigne vous jeter un regard.
Et donc il aura fallu cette opération - pacifique - à la Défense pour qu'après six semaines de grève, la presse veuille bien évoquer cette question autrement qu'en dernière page en un petit encart.
Le moins qu'on puisse dire c'est que rue89 n'a guère été "en pointe" pour parler de ce sujet...
à nemo3637
De Sibyllin
Rien à dire mais je le dis quand mê... | 13H44 | 24/11/2009 |
si seulement les journalistes nationaux des grandes chaînes de télé se démenaient un peu plus pour faire correctement leur boulot...
à Sibyllin
De Titonèpalà
Titolélàba | 14H06 | 26/11/2009 |
Pour eux on dit pas journalistes on dit rapporteurs ou gratte papier.
Un journaliste est quelqu'un qui enquête, eux reproduisent ou obéissent
à nemo3637
De Sierra
citoyen | 15H56 | 25/11/2009 |
Pourquoi régulariser des clandestins, alors qu'il y a plein de chômeurs en rêgle (50% dans les banlieues) qui rêvent de reprendre le boulot...??
à Sierra
De nemo3637
Déchoukeur | 02H57 | 26/11/2009 |
Bégaiement. Voir le post suivant..
à Sierra
De nemo3637
Déchoukeur | 02H56 | 26/11/2009 |
Pourquoi tenter de soigner le pied droit dans lequel on s'est tiré une balle alors qu'il suffit de s'en tirer une autre dans le pied gauche pour rétablir l'équilibre ?
A méditer.
à nemo3637
De Titonèpalà
Titolélàba | 14H05 | 26/11/2009 |
J apprécie cet article mais je voulais préciser que pour certains "travailleurs sans papiers" ça n'est pas 6 semaines mais bien 6 mois de grève voir plus, à dormir sous des tentes de fortune sur le trottoir...
Et bien d'accord que personne n'a voulu s'occuper officiellement d'eux.
Alors que les gars de la CGT étaient actifs sur le terrain depuis des mois, jamais leur représentant n'en a fait son combat (en a-t-il un à part ses petits intérêts?).
De Iv
Roboticien utopiste | 13H18 | 24/11/2009 |
Bah, de toutes façon Darcos n'a fait qu'une annonce pour récupérer un peu des 9% du FN aux régionales. Comme dit dans l'article, les sanctions déjà existantes ne sont pas appliquées. Elles sont juste rangées dans un placard législatif, prêtes à justifier l'arbitraire, puisqu'elles ne sont pas systématiques.
De Pierrolasti
Travailleur dans le monde réel | 13H28 | 24/11/2009 |
Des greves de clandestins pour imposer au gouvernement une régularisation massive.....
C'est quand même très fort de café.
Le gars est entré illégalement en France, a produit des faux papiers, a menti et l'Etat devrait reconnaitre qu'il a les mêmes droits qu'un travailleur légal ?
à Pierrolasti
De ecor1
sur le fil | 14H45 | 24/11/2009 |
Du moment qu'il travaille, oui. Ils font généralement des boulots que personne d'autre n'accepte de faire, ils ne volent donc la place de personne tout en créant de la richesse. Je ne vois pas au nom de quoi ils devraient ne pas avoir les meme droits que les autres travailleurs.
à ecor1
De Ganesh13
Grouillot en informatique | 15H15 | 24/11/2009 |
Si ces boulots de merde étaient payés en conséquence, ils trouveraient preneurs parmi les français.
Prenez les poubelles, à Marseille, c'est une planque qui se transmet de père en fils ou par piston. Ils n'ont aucun mal à recruter. Pourquoi ? Peut-être que les compensations sont assez bonnes...
Alors, stop au dumping social qui nous appauvrie un peu plus de jour en jour...
à ecor1
De Tolya56
HC 16 | 18H21 | 24/11/2009 |
" Ils font généralement des boulots que personne d'autre n'accepte de faire, ils ne volent donc la place de personne tout en créant de la richesse"...Stop à ce genre d'argument qui n'en est pas un: ces travailleurs prennent la place de quelqu'un de "légal" qui souhaite un salaire correct. Il n'y aurait pas ces "moins-disant" candidats illégaux pour répondre à des offres d'emplois sous-payés que les patrons seraient bien obligés de revoir leur offre à la hausse. Ces immigrés illégaux (poussés par la misère ou laguerre mais c'est un autre problème) sont des casseurs de progrès social et détruisent de la richesse en tirant les salaires et les conditions de travail des "légaux" vers le bas. Que font les syndicats à les défendre ? Les syndicats aident les patrons malhonnêtes ! Belle conception de la lutte sociale et du progrès !
à Tolya56
De ced-rick
jardinier ouvrier | 18H56 | 24/11/2009 |
qui a construit les routes dans ce beau pays ? qui a construit les batiments ? qui se tape la merde ? pas besoin d'etre clando pour avoir un taf qui te casse les reins !!! arrétons de dire n'importe quoi ! et qui exploite ces travailleurs ? pour un patron,, l'humain est un cout qu'il faut minimiser au maximum ,donc si le retour à l'esclavage était possible j' en vois déjà qui ont les yeux qui brillent
à ced-rick
De Tolya56
HC 16 | 21H53 | 24/11/2009 |
Je vois donc qu'on est d'accord, pas besoin des clandestins et sus aux patrons qui exploitent la misère des uns et des autres, travailleurs légaux et illégaux.
à Tolya56
De Titonèpalà
Titolélàba | 14H33 | 26/11/2009 |
"sont des casseurs de progrès social et détruisent de la richesse en tirant les salaires et les conditions de travail des "légaux" vers le bas"
J arrive à peu près à comprendre ton point de vue mais pourquoi t'enrages contre ces gars qui sont de courageux bosseurs, (y a pas de boulot chez eux, et dis toi que souvent c'est un ingénieur ou un chimiste qui ramasse tes poubelles) alors que ce sont bien les patrons et toute une mentalité (celle de l'élitisme Français qui dévalorise les boulots manuels) qu'il faut voir à critiquer?
C'est bien parceque les patrons payent au lance pierre des boulots exigeants (le contraire de la logique) que personne ne veut bosser au chantier. Parceque du boulot y en a à gogo si tu veux aller tirer des câbles!
Et pourtant de l'autre côté Bouygues et toutim se font des bénef FARAMINEUX sur notre dos. C'est eux qui dévalorisent ces boulots en payant mal, en surexploitant leurs employés.
C'est donc à la loi d'interdire de dévaluer les salaires et surtout ce serait à la loi de les faire revaloriser .
à Pierrolasti
De verlaine91
enseignant retraité | 16H15 | 24/11/2009 |
A partir du moment qu'il paye des impots et qu'il cotise aux différentes caisses c'est ce qu'on appelle la justice!
Mais je pense que l'état a envie de renflouer les caisses de retraite en ponctionnant les immigrés sans leur redonner ce à quoi ils auraient droit.
Et puis si ces gens qui font souvent des boulots de M... vous gênent, vous et vos enfants devriez prendre leurs places.
Postulez pour une place sur un chantier Bouygues!!
à verlaine91
De PIT LE CHIEN
16H27 | 24/11/2009 |
Enfin quelqu'un qui comprend...Merci.
Oui, non seulement, ils cotisent avec leur faux permis de séjour au titre du travail à leur nom (je ne parle pas des clandestins mais des déclarés, arrivés en France dix ou quinze plus tôt, non pas à la nage mais avec leur passeport ou visa, etc.. et auxquels depuis 2000 et surtout 2003, on n'accorde aucune autorisation de travail), donc, ils cotisent pour les français, retraites, etc.. dont ils ne profiteront jamais, mais ils payent des impôts, des taxes d'habitation, des redevances télé, tout comme un "bon" français...(enfin, pour les français qui déclarent et payent );
Les soit-disants "sans-papiers" ont plus de papiers que quiconque.
Je vois des grutiers travaillant depuis dix ans pour des sous-traitants de Bouygues ou autres, repassant chaque année le "permis de conduire les engins de type..." et, munis de ce magnifique Certificat de Conduite", risquer chaque matin à l'aube, chaque soir en rentrant , de se faire rafler dans le RER et brutalement emmener dans les centres de rétention comme des criminels.
On a construit davantage de CRA, remplissons-les
DES PATRONS VOYOUS, DES POLITICIENS CORROMPUS !
LIBEREZ LES "SANS-PAPIERS !
`Régularisation pour tous !
De obey
:| | 13H40 | 24/11/2009 |
Sans papiers --> dehors.
Nous n'avons pas a nous plier aux exigences de ceux qui bafouent nos lois, renvoyons les dans leur pays.
à obey
De Dougou
Ingénieur | 13H56 | 24/11/2009 |
@ obey
C'est un peu facile d'écrire ça !
- ils cotisent au même niveau que toi et moi
- ils travaillent autant sinon plus que toi et moi dans des conditions...
- ils sont exploités ce qui n'est pas notre cas
- on profite tous de leur travail
Alors question qui bafouent les lois on devrais regarder à deux fois !
à Dougou
De obey
:| | 17H11 | 24/11/2009 |
Ils sont illegaux.
On ne les oblige pas a venir chez nous et a y rester en toute illegalite donc ils peuvent repartir, de gre ou de force.
De plus, agissant ainsi, ils fragilisent les plus faibles d'entre nous en prenant leur travail, en faisant une concurence deloyale niveau salaire ...etc et ne devellopent pas l'economie de leur pays.
Je ne parle pas de la suite ou ils ont des papiers et ou l'on doit s'occuper d'eux (logement sociaux, regroupement familial, ...etc)
à obey
De Tolya56
HC 16 | 18H31 | 24/11/2009 |
Complètement sur la même longueur d'onde qu'Obey !
Ils trichent et tirent vers le bas le marché du travail. On a rien à gagner, seuls les patrons y ont intérêt.
Allez, Martin Bouygues en garde à vue 48 h pour lui faire peur et on va retrouver du boulot chez lui, fissa !
à obey
De Dougou
Ingénieur | 13H58 | 24/11/2009 |
@ obey
C'est un peu facile d'écrire ça !
- ils cotisent au même niveau que toi et moi
- ils travaillent autant sinon plus que toi et moi dans des conditions...
- ils sont exploités ce qui n'est pas notre cas
- on profite tous de leur travail
Alors question qui transgresse les lois on devrait regarder à deux fois !
à Dougou
De tedral06
Retraité | 15H11 | 24/11/2009 |
Tout a fait d'accord avec toi Dougou,
et j'ajouterai qu'il s'agit d'une grande hypochrisie de la part du gouvernement (une de plus les élections approchent!) car enfin ces travailleurs sans papiers font le bonheur de beaucoup de patron depuis de nombreuses années sans que personne ne s'en offusque dans la réalité ils ont remplacés ceux que l'on appelait les esclaves souvenez vous il n'y a pas si longtemps c'était en 1848. Une main d'oeuvre pas chère corvéable a merci sans aucun droit sauf celui de payer ses impôts et de fermer sa gueule.
Alors oui je suis d'accord pour que l'on réprime très sévèrement les employeurs qui trichent, mais avant cela régularisons tous ceux que l'on a exploité depuis trop longtemps, nous leur devons bien ça.
à tedral06
De obey
:| | 17H07 | 24/11/2009 |
Nous ne leur devons rien.
Agissons ainsi voudrait dire que l'on recompense la tricherie alors qu'a longueur de journee certains s'offusquent de certaines pratiques de l'etat (et du president ....etc, des ministres ...etc)
2 poids 2 mesures ? NON.
à obey
De PIT LE CHIEN
20H01 | 24/11/2009 |
ILS NE TRICHENT PAS, PETIT HOMME, lorsqu'ils arrivent LEGALEMENT en France, eux, ils demandent un permis de séjour au titre du Travail, eux...
Et c'est non depuis les années Pasqua, et absolument non depuis 2003... Alors, vont-ils devnir des voleurs, des truands ? Non !
Ils travaillent ... et,
Non seulement, ils cotisent avec leur faux permis de séjour au titre du travail à leur nom (je ne parle pas des clandestins mais des déclarés, arrivés en France dix ou quinze plus tôt, non pas à la nage mais avec leur passeport ou visa, etc.. et auxquels depuis 2000 et surtout 2003, on n'accorde aucune autorisation de travail), donc, ils cotisent pour les français, retraites, etc.. dont ils ne profiteront jamais, mais ils payent des impôts, des taxes d'habitation, des redevances télé, tout comme un "bon" français...(enfin, pour les français qui déclarent et payent );
Les soit-disants "sans-papiers" ont plus de papiers que quiconque.
Je vois des grutiers travaillant depuis dix ans pour des sous-traitants de Bouygues ou autres, repassant chaque année le "permis de conduire les engins de type..." et, munis de ce magnifique Certificat de Conduite", risquer chaque matin à l'aube, chaque soir en rentrant , de se faire rafler dans le RER et brutalement emmener dans les centres de rétention comme des criminels.
On a construit davantage de CRA, remplissons-les
DES PATRONS VOYOUS, DES POLITICIENS CORROMPUS !
LIBEREZ LES "SANS-PAPIERS !
`Régularisation pour tous !
à obey
De andelle
16H14 | 24/11/2009 |
Allez donc à leur place bitumer les autoroutes, construire dans le froid ou la pluie, vider les poubelles,nettoyer les incontinents,etc,etc !
à andelle
De obey
:| | 17H06 | 24/11/2009 |
On ne les oblige pas a venir chez nous et a y rester en toute illegalite donc ils peuvent repartir, de gre ou de force.
De plus, agissant ainsi, ils fragilisent les plus faibles d'entre nous en prenant leur travail, en faisant une concurence deloyale niveau salaire ...etc
Les patrons l'ont bien compris, AUCUN ne demande le renvoi des illegaux.
à obey
De PIT LE CHIEN
21H11 | 24/11/2009 |
à Obey (français ..?..!) :
- à venir
- à y rester
- illegalité
- de gré
- concuRRence
- déloyale
Ah! pauvres faibles de l'orthographe et de la grammaire...
Régularisation !
à andelle
De lavoine
région parisienne | 17H28 | 24/11/2009 |
Allez donc à l'ANPE pour recruter les chômeurs...au lieu de les payer à ne rien foutre.
à obey
De PIT LE CHIEN
16H42 | 24/11/2009 |
Une expulsion = 25.000 euros. (OK les flics gagnent des miles...)
Ce qu'Obey appelle des sans-papiers sont des travailleurs qui ont davantage de papiers que lui, qui payent des impôts pour lui, des cotisations sociales pour lui et ses enfants s'il en a...
Des personnes respectables, courageuses et dignes, qui ne doivent rien à la France, bien au contraire puisque, pour la plupart, issus de pays colonisés par la France, dont les parents ou grands-parents ont combattu pour la France (sans pension...).
Ils participent à notre économie alors-même que nous persistons à écraser l"économie de leurs pays.
Enrichir les dictateurs que nous installons au lieu de favoriser les usines et les exploitations sur place (au Mali, il faudrait 3 usines de traitement du coton qui leur permettrait de faire travailler sur place leurs jeunes au lieu d'acheter à vil prix leur coton et le faire traiter ailleurs. Idem pour l'or du Mali, bradé aux israëliens, aux sud-africains, et à Bouygues, contre 20% au gouvernement malien ... qui en fait quoi, d'ailleurs ??)
Heureusement, les maliens expatriés, solidaires, aident, non seulement leur famille, mais dans chaque ville ou village ignoré par leurs dirigeants, ils font construire des puits et SURTOUT des ECOLES. L'année dernière, à KAYES, l'un des endroits les plus pauvres, ils ont eu pour la première fois plus de 100 bacheliers.
Avec le souhait que ceux-là et les générations suivantes n'aient plus à partir en France et en Europe pour faire tous les boulots que les blancs refusent d'accomplir.
Ils ne "bafouent rien", ils sont justes magnifiques !