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Faillite de Dubaï, cet émirat très actif en Europe
Par François Krug | Eco89 | 27/11/2009 | 18H20

Un an après l'Islande, Dubaï est à son tour menacé de faillite. Les marchés s'affolent, après avoir longtemps admiré l'émirat. L'émirat arabe avait en effet investi tous azimuts en Europe, prenant le contrôle de la Bourse de Londres, entrant au capital d'EADS et devenant incontournable sur les ports français.
C'est le fonds Dubai World qui a provoqué la panique. Victime d'une bulle immobilière qu'il a contribué à créer, il demande un moratoire sur sa dette et il a contraint le gouvernement de Dubaï à lever en urgence 5 milliards de dollars.
Ce vendredi, les créanciers français ont tenté de rassurer. BNP Paribas, la Société Générale ou Natixis ont tous affirmé qu'ils seraient peu touchés par une éventuelle faillite.
Offensive internationale
Dubai World n'est pas la seule source d'inquiétude des financiers. La crise touche aussi un autre conglomérat, Dubai Holdinq, et ICD, le fonds souverain directement contrôlé par le gouvernement.
Jusqu'ici, ces fonds faisaient des envieux en Europe. Sur le modèle d'ICD, Nicolas Sarkozy a doté la France d'un fonds souverain. Avec une petite différence : ICD n'a pas cherché pas à soutenir les entreprises nationales, mais à multiplier les investissements à l'étranger.
Meilleure illustration de cette stratégie : le London Stock Exchange, qui gère les bourses britannique et italienne. Une filiale d'ICD, Borse Dubai, en est le premier actionnaire, avec 20,6% du capital. A court d'argent, elle a déjà dû en emprunter au début de l'année.
Le fonds Dubai Holding s'intéresse aussi à l'Europe, et possède 3,12% d'EADS. Seule inquiétude pour la maison mère d'Airbus : pour se renflouer, le fonds pourrait revendre ses parts, et faire ainsi reculer le cours de Bourse.
Jusque sur les ports français
Dubai World, fonds le plus mal en point, a lui aussi des intérêts en France. Essentiellement via sa filiale DP World, spécialisée dans le fret maritime et les activités portuaires. D'après son rapport annuel, elle a beaucoup investi dans les ports français :
- 25% du capital de la société Manutention Générale Méditerranéenne, à Marseille
- 50% de Manutention Terminal Nord Développment, au Havre
- 50% du manutentionnaire Port Synergy (l'autre moitié appartient à l'armateur CMA-CGM, lui aussi menacé de faillite)
La réforme des ports va justement renforcer le rôle des sociétés privées de manutention, au détriment des syndicats de dockers. Les investissements de Dubai World étaient donc judicieux, mais pour en profiter, le fonds devra d'avord échapper à la faillite.
Dubai World ne s'intéresse pas qu'aux ports. Il est aussi, indirectement, présent dans une partie des cuisines et des salles de bains françaises : il est un des principaux actionnaires du fonds Arcapita, propriétaire notamment de Vogica.
Photo : taux de change affichés dans un centre commercial de Dubaï le 27 novembre 2009 (Steve Crisp/Reuters).
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De depassage102
mieux ! | 19H01 | 27/11/2009 |
Hihi,
"La Crise", Acte 2.
Il y a de ça disons deux grosses années, regardant dégringoler avec irritation le dollar et anticipant l'explosion de la bulle américaine, les Emirs ont fait exploser la demande d'investissements immobiliers sur certains micromarchés français (Paris et Sud-est) : tout était bon, hôtels, murs commerciaux, peu importe, leur seule exigence était de se débarrasser de leur pétrodollars en réinvestissant dans la sacrosainte "zone euro".
D'ici à ce que ces fonds, en mal de trésorerie, soit obligés de réaliser dans l'urgence leur actifs et fassent exploser l'offre (et donc la bulle française...).
Accrochez-vos ceintures, ça va secouer...
De vol19
ailleurs | 20H14 | 27/11/2009 |
Surpris que l'article ne le mentionne pas.
Emirate Airline la compagnie de Dubaï est aussi la plus grande cliente de l'A380 et compagnie de lancement de l'A350, le nombre d'appareils commandés et certains d'ailleurs différés est relativement élevé en rapport au carnet de commandes.
Des incidences sur Airbus ne sont peu être pas impossibles en plus du capital....
De kozak
esprit libre | 12H47 | 28/11/2009 |
Bravo à tous les analystes financiers surpris pas cette faillite,la stupéfaction parait générale,c'est marrant il n'avait qu'a regarder les quelques pubs,voire reportages de seconde zone et constater les boulevards vides,les galeries commerciales désertes,bref le manque de vie de cet endroit beau comme un décor.....Lâchez pas le fil les gars,courage un jour vous arriverez bien à les voir les "bulles".....Dépêchez vous quand même ...on ne sait jamais..ça va peut être pas durer..