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« Cyber Czar », Citibank : les Etats-Unis en « cyber-guerre »
Par Anna Benjamin | Rue89 | 23/12/2009 | 18H57

« La cyber guerre » est lancée. En quelques années, Internet est devenu un terrain de guerre économique et militaire privilégié. Les Etats-Unis ont donc décidé d'investir massivement pour assurer leur sécurité et lutter contre les menaces des cyber-pirates étrangers, dont l'attaque de la Citibank est une illustration.
Barack Obama en a fait une des ses priorités. Le 29 mai dernier, il n'hésite pas à évoquer dans un discours à la Maison Blanche :
« Il est clair, désormais, que cette cyber-menace est l'un des problèmes les plus graves, qu'il s'agisse d'économie ou de sécurité nationale, auxquels notre pays est confronté. Il est clair aussi que notre gouvernement et notre pays ne sont pas aussi bien préparés qu'ils le devraient. »
Nomination du « cyber czar »
Ce mardi, il a annoncé la nomination d'un coordinateur gouvernemental sur les questions de sécurité. Et il n'a pas choisi n'importe qui. Howard Schmidt, celui qu'on appel le « cyber czar » (sur le modèle du « drug czar »), est déjà le monsieur sécurité sur Internet des Etats-Unis. Ancien chef de la sécurité chez Microsoft, il officiait sous la présidence de George Bush en tant que conseiller en matière de cyber-sécurité.
Sur le blog de la Maison Blanche, John O. Brennan, le conseiller de Barack Obama en matière de sécurité intérieure et de contre-terrorisme, explique son rôle :
« Howard aura la responsabilité importante de coordonner les nombreuses activités de cyber sécurité au sein de tout le gouvernement. »
Une attaque cybernétique contre la Citibank
Les autorités américaines font de cette lutte une cause nationale. Sur le site de la Maison Blanche, des conseils sont même donnés aux Américains pour se prémunir des cyber-piratages. John O. Brennan insiste en effet sur le fait que :
« Protéger Internet est essentiel pour notre sécurité nationale, pour la sécurité publique, ainsi que pour notre vie privée et nos libertés civiles. »
Cette lutte anti-piratage vise donc à protéger les intérêts économiques américains qui pourraient être menacés. Dernier exemple en date : le piratage d'une des plus grandes banques américaines.
Le Wall Street Journal révèle en effet aujourd'hui que le FBI enquêterait sur une attaque cybernétique contre la Citibank qui aurait permis le vol de dizaines de millions de dollars sur les comptes de clients. Cette banque est la filiale de Citigroup, l'une des plus grandes banques américaines, détenue à 27% par le gouvernement fédéral et qui posséderait 200 millions de clients dans plus de 100 pays.
On ne connait pas la date exacte de cette attaque (cet été ou il y a un an) mais les autorités américaines soupçonneraient un gang de hackers russes, le Russian Business Network. Ce groupe est connu pour avoir vendu des logiciels permettant de pirater les systèmes informatiques du gouvernement américain et aurait perpétré l'attaque des sites officiels géorgiens lors de la guerre russo-géorgienne en août 2008.
Le démenti de Citigroup a été immédiat. Mais selon le quotidien, l'Agence de sécurité nationale et le département de la Sécurité intérieure prêtent main forte au FBI. Deux autres organisations américaines auraient en effet été piratées, dont une agence gouvernementale.
La Chine : principal suspect
Malgré cette piste russe, la première menace des Etats-Unis semble venir de Chine. Fin 2008, dans son rapport annuel, la commission économique et sécurité des Etats-Unis et de la Chine expliquait :
« La Chine a en cours un programme de cyber-espionnage. (…) Elle cible le gouvernement américain et les ordinateurs commerciaux. »
Selon la commission, la Chine maîtrise « des formes de cyber-guerre tellement sophistiquées que les Etats-Unis pourraient être incapables de contrecarrer et même de repérer les leurs efforts ».
Une étude canadienne publiée dans le New York Times en mars 2009 va dans le même sens en révélant une vaste opération de cyber-piratage venant d'ordinateurs de Chine. Ce piratage aurait permis de voler des documents de centaines de gouvernements et d'entreprises privées partout dans le monde.
Photo : façade d'une agence Citibank à New York (TheTruthAbout…/Flickr)
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De Bebert Cassandre
19H17 | 23/12/2009 |
Et pendant ce temps en France, nous débattions de l'identité nationale... C'était, aux yeux de certains français la chose la plus essentielle... Un peu comme ces musiciens sur le Titanic qui au moment de jouer "Ce n'est qu'un au revoir" s'inquiétait de savoir s'il était préférable de l'attaquer en Fa ou en si bémol majeur....
De Lemmy_Nothor
Thésée vous | 19H42 | 23/12/2009 |
Juste une petite chose...vous dites :"« La cyber guerre » est lancée. En quelques années, Internet est devenu un terrain de guerre économique et militaire privilégié."
Ne perdons pas de vue qu'internet est avant toute chose une création des militaires US....qu'ils reviennent en force sur internet ( vu ce qu'internet est devenu aujourd'hui) je ne vois rien d'anormal.
Et je doute qu'ils aient jamais quittés le terrain. Il y a une quinzaine d'années lls avaient déjà publiés ( le Pentagone ) de nombreuses études sur les possibles cyberattaques sur des points stratégiques américains.
Par exemple attaquer les ordis qui régissent la plupart des barrages hydro electriques, les infrastructures des differentes compagnies d'electricité, les trains, métros, les systèmes informatique qui opèrent dans les grands aéroports....