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EADS : des avocats contestent la compétence de l'AMF
LeFigaro.fr23/11/09 | 19h45 -
Restauration : une commission du Sénat vote le retour de la TVA à 19,6%
AFP via LeFigaro.fr23/11/09 | 15h40 -
Nicolas Sarkozy remercie les salariés de Pôle Emploi
Nouvelobs.com23/11/09 | 15h15 -
L'or bat des records
LeMonde.fr avec AFP23/11/09 | 09h52 -
Un fournisseur du vaccin de la grippe A licencie
LeParisien.fr20/11/09 | 10h14
Menaces dans les usines : les vraies raisons de la colère
Par Gilles Le Blanc | Economiste | 17/07/2009 | 16H49

En l'espace de quelques jours, des salariés de deux entreprises différentes ont menacé de faire exploser leur usine au moyen de bonbonnes de gaz si leurs revendications d'indemnités de licenciement n'étaient pas satisfaites. A priori, rien de commun entre les deux situations économiques : le premier cas New Fabris est un sous-traitant de l'automobile, l'emblème historique de l'industrie, tandis que le second est un prestataire de maintenance dans les télécoms, secteur clé de cette « économie de l'information » tant vantée.
Pourtant, tous deux introduisent un élément nouveau qui mérite d'être souligné. Contrairement aux dossiers industriels et sociaux des mois passés (Continental, Molex, Johnson…) où l'opposition à l'actionnaire fondait la protestation, les salariés de ces deux entreprises tournent leurs revendications et en appellent à la responsabilité de leurs clients (PSA et Renault pour New Fabris, Orange, Bouygues et la SNCF pour Nortel Networks). La rupture est importante et mérite réflexion pour tous ceux s'intéressant aux objectifs de politique économique et au modèle de l'après-crise.
On sort en effet de l'antagonisme traditionnel interne à l'entreprise entre capital et travail pour poser la question des relations entre entreprises et de l'intérêt collectif d'un secteur ou d'une branche d'activités. Or c'est probablement cet aspect qui a connu les bouleversements structurels les plus importants au cours de la décennie passée. L'absence de représentation claire de ce qui se passe comme de prise en compte dans l'intervention publique explique pour une part l'exaspération et le désespoir des salariés. On développera ici quelques premières idées en partant des deux évènements cités mais il est clair que le sujet exigera une réflexion plus générale et approfondie.
New Fabris et la question de l'autonomie économique du sous-traitant
New Fabris pose la question du rôle et de l'autonomie économique du sous-traitant dans les filières industrielles globalisées. Pour réduire leurs coûts, les grands constructeurs automobiles ont, à partir des années 1980, organisé leur sous-traitance en un système pyramidal avec une cascade de relations verticales souvent exclusives permettant de réduire les interactions et d'approfondir la division du travail et la spécialisation des tâches.
Offrant un maximum d'efficacité, ce modèle a cependant un double inconvénient : d'une part, il réduit les sous-traitants dits de rang 2, 3 ou 4 à un simple rôle d'exécutant sur plan sans participation aux phases de conception et d'innovation ; d'autre part, il privilégie une circulation de l'information descendante et compartimentée, privant le sous-traitant en bout de chaîne d'une interlocution directe avec le constructeur pour discuter d'investissement, d'innovation ou d'organisation industrielle.
La globalisation et la mutation technologique liée à l'environnement a révélé brutalement ces faiblesses : le sous-traitant éloigné se voit mis en concurrence avec des fournisseurs étrangers des marchés les plus dynamiques attirant les constructeurs et ne dispose pas des ressources et de l'expertise propre pour réussir seul le virage technologique vers la voiture verte.
Le modèle est condamné mais rien n'est proposé pour le remplacer
Lorsque la crise survient en divisant brutalement par deux la production du secteur automobile, la logique de déstockage se transmet le long de la chaîne de sous-traitance plongeant les derniers fournisseurs dans une situation financière très difficile. Sans interlocution directe avec les constructeurs et sans moyens propres pour mener une stratégie de diversification ou d'innovation viable.
Dans ce contexte, la concentration du soutien public sur les grands constructeurs (3 milliards d'euros de prêts chacun) alors que la sous-traitance automobile bénéficie d'un appui financier beaucoup plus faible et dont la gestion s'avère compliquée et lente, ne peut que soulever incompréhension, rancœur et exaspération chez les salariés de ces entreprises. Leur recours à des mesures extrêmes résulte ainsi largement de la prise de conscience générale que le modèle existant est condamné mais qu'aucune vision globale fixant le rôle de chacun, ni de trajectoire de transition pour s'y adapter ne sont proposés à la place.
Nortel : l'externalisation et les dérives de la mise en concurrence
Le cas de Nortel correspond à l'autre grande mutation structurelle des dix dernières années : l'externalisation croissante par les grandes entreprises de fonctions auparavant réalisées en interne, ici la maintenance des réseaux télécoms (d'opérateurs ou d'entreprise ayant leur propre réseau interne comme la SNCF). Les divers prestataires de services aux entreprises issus de ce processus restent cependant fragiles et leur viabilité économique n'est pas garantie, surtout s'ils se limitent au marché domestique, ce qui est souvent le cas en France.
La mise en concurrence pousse en effet à une guerre des prix, la recherche de coûts toujours plus bas, et ne donne souvent ni le temps ni les moyens (investissement, formation) de construire une offre à plus forte valeur ajoutée misant sur la qualité du service, l'expertise, la spécialisation.
Par ailleurs, dans l'environnement de crise des derniers mois, les clients ont logiquement tendance à réintégrer des tâches auparavant externalisées en leur sein pour occuper leurs personnels face à la baisse de l'activité. L'évolution des relations clients/fournisseurs dans les services externalisés affecte donc directement la viabilité des prestataires et peut provoquer des faillites comme ici.
Dans ces deux exemples et contrairement à de nombreux cas récents, le problème principal n'est ainsi ni la pression financière d'actionnaires démesurément exigeants, ni la préférence donnée par des investisseurs étrangers aux sites de leur pays d'origine pour se restructurer face à la crise mondiale. Les difficultés (et la question à résoudre) tiennent aux relations entre entreprises, à l'organisation industrielle de l'activité, et au degré d'autonomie et de viabilité économiques qui en résulte pour chaque participant.
Photo : des salariés du sous-traitant Fabris manifestent devant le siège de Renault à Boulogne-Billancourt le 16 juillet 2009 (Gonzalo Fuentes/Reuters).
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De jmax
17H44 | 17/07/2009 |
Avec 20 ans de taff dans l'industrie automobile, c'est l'inverse de ce que j'ai vu. Renault a tenté d'évoluer vers un modèle de concepteurs d'automobiles (et plus de fabricants) et ils ont perdu totalement la maitrise de l'intérieur de l'habitacle. Ils fournissaient un cahier des charges, vérifiaient à la fin de la conception que c'était OK mais pour tout le reste carte blanche. Ça a permis à des équipementiers comme Valéo et Faurécia de bien grossir et de se retrouver en position de force y compris quand les allemands comme VW ont adopté la même démarche. La pression est terrible sur les sous-traitants de leurs sous-traitants car leurs équipementiers, quasiment en monopole, ont pressé à fond leurs sous-traitants qui ont disparu les uns après les autres. Rajoutons que dès que la pièce est volumineuse comme un siège ou un tableau de bord, celui qui a installé une usine en face de l'usine de construction automobile a un très net avantage pour le flux tendu qui est maintenant de règle dans ce métier.
De jean breton
républicain laïque | 18H37 | 17/07/2009 |
Monsieur Le Blanc voilà bien des circonvolutions pour décrire une opposition vieille comme le capitalisme : la guerre entre classes.
De tvargentine
20H58 | 17/07/2009 |
Je ne suis pas d'accord avec votre « intellectualisation » d'un problème simple en France : LES SYNDICATS
Nous avons des syndicats qui ne sont pas représentatifs car ils ne représentent que des catégories sociales comme les fonctionnaires et cherchent à récuperer des mouvements sociaux qui s'emballent.
Il faut moderniser les syndicats représentatifs des travailleurs en faisant un financement public des syndicats à l'image des partis politiques.
Les syndicats n'auront plus à « investir » des tours d'argent pour se financer et bloquer les évolutions des travailleurs (qui gérent le budget de la formation professionnelle en France ? ? ? )
La seule manière de ce faire entendre aujourd'hui dans la France « profonde » qui n'est pas celle des amis « PS » du Maire de Paris ou de Lille,c'est la menace de faire tout exploser ,car quand tout est perdu,il n'y a plus d'avenir
Ces entreprises se sont remplis les poches,d'aides,de subventions
d'avantages de politiciens et ensuite elles délocalisent comme cela ? ? ?
Je connais un peu beaucoup le monde de l'entreprise et je sais que ce n'est pas aussi simple de le faire.
Si l'indifférence des représentants politiques (pots de vins ? ) et des syndicats (subventions cachées pour tourner la tête ? ) est telle,alors,le citoyen se fera entendre comme en 1789
Quand on a comme principal client un seul gros client,il existe une dépendance qui doit considerer l'entreprise comme filiale de fait.
A qui fera t-on croire que les élus et syndicats ne savaient qu'avec
la crise économique dû au prix du pétrole élevé voici 1 an ,n'allait pas obliger les constructeurs automobiles à réduire leur production et se restreindre à produire autrement moins chere en délocalisation
Ce que j'attend du Président Nicolas Sarkozy c'est le financement public des syndicats,représentatif au niveau national par un vote des citoyens (un dimanche) pour valider cette représentativité et
supprimer les petits « syndicats »
Voila une vrai réforme à faire qui donnerait une vrai représentation des travailleurs en France
http://www.tvargentine.com
à tvargentine
De Connard le Barban
fonctionnaire nanti comme il y en a... | 06H55 | 18/07/2009 |
Votre représentation du syndicalisme est pour le moins simpliste et caricatural. La formation professionnelle, si elle peut en partie financer certains syndicats « ouvriers », finance surtout le Medef comme cela a déjà été montré sur rue89.
Quand au financement public des syndicats, je ne suis pas sur que cela change fondamentalement la donne. La donne a-t-elle était changée pour les partis politiques ?
Si comme vous le dites à la fin de votre intervention, la finalité est de faire disparaitre les petits syndicats, alors, en effet, votre méthode est, sur le plan financier, une piste « intéressante ».
Mais pour quel syndicalisme au fait ? Quel doit être son rôle ? Si c'est d'éviter les débordements de ceux que l'on traite comme des mouchoirs jetables, je suis certain du peut d'avenir de votre proposition.
Il me semble que ces derniers évènements sont le fruit de l'échec du système classique de « négociation » et de la non pris en compte des autres modes de protestation comme la grève. Rappelez vous le « quand il ya une grève, on ne s'en rend même plus compte » de notre cher président Nicolas Sarkozy. Face à l'indifférence de leurs patrons ou commanditaires, les cadres, ouvriers et employés de ces sociétés ont cherché ce qui pourrait suffisamment les impressionner et qui pourrait alerter l'opinion sur la mesure de leur désespoir.
Pour ce qui est de la représentativité des syndicats, il existe les élections prud'hommales avec des collèges employeurs et employés.
Vous proposez un vote des citoyens pour la définir. C'est à dire que vous et moi devons déterminer qui doit représenter Marcel qui bosse chez Renault ! Vous admettrez qu'au niveau démocratique, il y a comme une faille.
De toute façon, la représentativité des syndicats au niveau national, qui leur permet de participer à certaines négociations, est déjà mesurée sur ces élections prud'hommales. Votre voeux est donc déjà réalité.
Quant à votre appréciation des causes de la crise économique (le prix du pétrole), elle a le mérite de la simplicité, ou plutôt du simplisme. Expliquez moi donc en quoi la spéculation sur le pétrole est la cause de la crise du système bancaire ? Auriez vous oublié les subprimes et autres « produits toxiques », les faillites en cascade dans le système bancaire, etc ?
De Bête à part
parmi nous autres. | 06H02 | 18/07/2009 |
.
La souscription pour le documentaire qui retracera la lutte des salarié-es de l'usine Continental de Clairoix coure toujours…
___________
LES FILMEURS PRODUCTION
58 rue du Maréchal Foch
60150 Thourotte
15 euros pour recevoir le dvd à l'automne
- la version définitive, 90 minutes environ (vendue 23 euros hors souscription)
- et en exclusivité pour les souscripteurs une version longue à prix réduit (3h00 environ…)
.
De Le Yéti
yetiblog.org | 06H46 | 18/07/2009 |
L'INSURRECTION QUI VIENT…
Ce n'est même plus seulement des menaces. Après le saccage de la sous-préfecture de Compiègne par les « Contis » de Clairoix (21 avril), voila que les « Fabris » de Chatellerault viennent de faire brûler une des machines de leur usine (17 mars, source : Libération).
L'insurrection qui vient, qui vient, qui monte, qui monte…
à Le Yéti
De jeffouletofou
cddiste | 10H47 | 18/07/2009 |
et de toute part, tout est fait pour que la situation empire.
mais quel est donc le but, on va finir par donner raison aux conspirationniste, plus les jours passent plus leurs theses se concretisent.
dormez braves gens dormez, on s'occupe de tout.
hier il y avait total wipeout sur m6 dormez vous dis je, dormez on s'occupe vraiment de tout.
à Le Yéti
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 14H52 | 18/07/2009 |
Mais non… Ils ne s'insurgent pas, ils négocient. Il suffit de leur lâcher quelques milliers d'euros de plus chacun, et tout se calme…
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De pablico
16H26 | 18/07/2009 |
un syndicat fort, et le mécontentement est contenu.
un syndicat faible et il risque d'y avoir dérapage..
on a atomisé le nombre de syndicats, pour diviser et mieux régner.
c'est un choix, qui risque de mal tourner.
De dzan
07H30 | 18/07/2009 |
Ah TV argentine ! ! !
Pourvu qu'il déverse son venin sur tout ce qui s'oppose à son idole Moulinet 1er.
Les Saints dits Cas.
Combien dans ma vie professionnelle, je n'ai pas entendu vitupérer contre eux ;
Mais pour qu'il y ait des syndicats, il faut des syndiqués, et en france, se syndiquer, c'est se « faire marquer à l'encre rouge » J'en ai payé le prix.
C'est ne pas évoluer comme les autres compagnons.C'est en définitive mettre un frein à sa carrière, et en cas de licenciements, à moins d'ètre élu, à prendre la porte en 1er.
Mais rendre responsable les syndicats, de se qui se passe, faut le faire, et l'Argentin, l'a fait.
à dzan
De Le Yéti
yetiblog.org | 08H12 | 18/07/2009 |
Syndiqué depuis plusieurs décennies, membre actif du CE (Comité d'Etablissement) de la grande entreprise qui m'emploie depuis les années quatre-vingt, je constate à mon grand désarroi le rôle de plus en plus pleutre et ambigü des centrales syndicales face à la contestation qui monte, qui monte.
Surtout préoccupées par la défense des intérêts des salariés qui restent, plus que par le sort des ex-travailleurs victimes de plan de licenciement, ou par celui de tous ces jeunes qui piétinent aux portes des entreprises.
Encore plus intéressées par la sauvegarde de leurs structures historiques et de leurs positions institutionnelles pépères dans l'échiquier économique, au prix de quelques connivences douteuses, d'arrangements troubles.
Leur rôle se limite désormais à étouffer toutes vélléïtés de révoltes en les noyant dans des négociations parcimonieuses à n'en plus finir qui entérinent le déclin au prétexte d'en ralentir le rythme ; ou par des manifs trimestrielles aussi spectaculaires que stériles.
Les centrales syndicales ne sont certes pas responsables de la situation calamiteuse actuelle. Elles ont juste intégrées cette dernière à leur plan d'action, à leur programme de survie, en s'en accommodant tout nez bouché.
Partant, elles sont un frein à tout changement et un rempart opportun pour les intérêts de la classe dirigeante qu'elles font posture de combattre.
(PS : ce post ne vaut évidemment pas adhésion aux thèses tordues du dénommé tvargentine)
à Le Yéti
De sinclair
10H57 | 18/07/2009 |
Je vous rejoint dans cette analyse. L'attitude de pourrissement d'un mouvement par multiplication des défilés étalés (tout syndicats rassembles ou presque) sur plusieurs mois sans but ni revendication claire a été un must.
à dzan
De héliotrope
10H43 | 18/07/2009 |
j'espère juste qu'un jour un syndicaliste aura le courage et l'honnêteté d'écrire ce que sont les syndicats en France. Leurs responsables qui cantinent dans des trois étoiles, arrivés en limousine avec chauffeur à qui ils ne paient même pas les heures supplémentaires. Voyages et séminaires sous les tropiques.
Bref, les syndicats sont de vulgaires lobbyistes corporatistes dont les retraites sont largement assurées et pérennisées au grand dam du modeste salariat de masse.
il y a longtemps que les syndicats (et syndicalistes) ont trouvé comment gagner toujours plus et comment travailler de moins en moins.
Je ne connais pas de syndicaliste retraité dans la misère. Tous ceux-là ont bien géré carrière et retraite.
D'abord ma gueule et surtout ma gueule.
Je côtoie depuis longtemps des fonctionnaires. Si des ouvriers de ces usines en sursis d'exploser, entendaient leurs motivations, je crois qu'on aurait une vrai guerre civile. J'ai vraiment honte de ce que les fonctionnaires, syndiqués et syndicalistes compris, sont capables de dire et de faire.
Les syndicats en France ne sont que des groupes d'intérêts particuliers propres de surcroîts à des entreprises spécifiques telles EDF, GDF, la Poste, la SNCF, etc… Ou bien encore les fonctionnaires en général.
Par contre, tous ceux qui sont sur le devant de la scène à se battre pour défendre leurs emplois dans leurs usines, ceux-là sont seuls. Aucun syndicats, encore moins de partis politiques (encore moins de gauche) ne sont sur le terrain pour se battre, becs et ongles sortis, aux côtés des insurgés de l'économie de crise.
Eux autres, sont devant les caméras de journalistes et de médias complaisant, loin des fatras d'un modèle économique vacillant, proches, très proches souvent, des salons dorés de la République et dans les garden party du pouvoir.
Ce ne sont pas les syndicats qui feront la révolution.
Ce ne sont pas les syndicats qui ont fait mai 68.
Ce ne sont pas les syndicats qui font du syndicalisme.
Ce ne sont pas les syndicats qui font avancer le pays.
Tiens, je propose aux syndicats français d'aller vendre leur salades en Chine, terre de promesses syndicales en devenir, s'il en était…
De patdu49
chomiste du maine et loire | 08H51 | 18/07/2009 |
salut
je ne suis pas ok du tout avec le dernier paragraphe, tout est lié, donc la situation de ces travailleurs, est comme dans les autres cas, liée, à la pression des actionnaires, aux rémunérations des patrons, à l'evasion fiscale, aux paradis fiscaux, aux parachutes dorés, a tout ce qui passe en frais non imposables, etc etc … même si c'est indirectement, du fait qu'ils sont sous-traitants, c'est quand même directement lié.
c'est donc bien la raison principale, je n'en voit pas d'autres en tout cas moi …
c'est bien le système économique néolibérale capitaliste, et le système sociale qui est la cause de tout ce merdier .. + le fait qu'on soit dans une république bananière, une sorte de dictature ou qq chose qui en a les odeurs.
dailleur, niveau social pur, si on etait par exemple au Danemark, ces employés, ouvriers etc, n'auraient sans doute pas besoin de tant se mediatiser, de tant faire pression etc, pour essayer d'optenir le + possible ..
car les protections sociales empêchent de tomber dans la précarité, grace à une meilleur répartission des richesses.
(leur équivallent Rmi par exemple c'est 1200€ net), leur droits assedic c'est 4 ans à 90% salaire antérieur, ils mettent 4 X plus de moyens par demandeur d'emploi dans la formation professionnelle etc .. il y a beaucoup + d'emplois publics etc …
alors qu'en France, une fois leurs 2 ans de droits assedic maximum, épuisés, pour ceux qui n'auront pas pu retrouver du taf (et du taf y en a pas pour tout le monde 200000 emplois précaires, env pour env 7 MILLIONS de demandeurs d'emploi),
certains d'entres eux se retrouveront avec ZERO€ ..
OUI OUI … vous avez bien lu, 0€ … rien nada .. même pas un brin de RSA …
car ils n'entreront pas dans les cases pour y pretendre.
-les moins de 25 ans ..
-les « en couples », dont le conjoint ou la conjointe aurait 572,84€ ou +, de droits assedic ou de revenus, car ça depasse le « plafond couple sans enfant » des pauvres … (avec enfants le plafond monte, mais toujours autant la misère)
donc s'ils peuvent grapiller 10000€ ou 30000€ … ça sera pas un luxe, … ça permetra pour certains de se retrouver SDF un peu + tard … de reculer un peu l'écheance …
De Phil2922
Retraite invalidité | 09H09 | 18/07/2009 |
Un débat houleux devrait avoir lieu prochainement au sein d'un syndicat…la CGT. En effet, avec la radicalisation de certains conflits, nous retrouvons les discussions des années 1920 entre la CGTSR et la CGTU. Les militants de la CGTSR prônaient un syndicalisme d'actions directes alors que la CGTU privilégiait la négociation avec le patronat. Au cours d'un congrès, la CGTU est devenue majoritaire et après avoir écartés les « moutons noirs », s'est appelée CGT et tout au long de ces dernières années a privilégié un syndicat institutionnel. De fait, l'explication des différentes sous-traitances peut être intéressante mais de savoir les salarié(e) non-syndiqués plus nombreux, doit faire craindre aux « décideurs actuels » une colère capable de tout pour obtenir satisfaction de leurs revendications.
Avec Thibault, la CGT vient même d'adhérer à la CES (Confédération européenne des syndicats) où se trouve déjà les autres syndicats réformistes français qui pratiquent un syndicalisme d'appareil et non de terrain et d'actions. Ca doit leur faire une belle jambe aux salariés victimes de fermetures d'usines, de délocalisations de savoir que la CGT a fait le choix institutionnel. Dans certains conflits, des gros bras cégétistes étaient toujours présents pour faire arrêter une grêve qui faisait désordre dans le paysage social. Il va falloir qu'ils s'entraînent à faire les pompiers des bombonnes de gaz.
Au niveau politique, Melenchon a enfin compris qu'il n'y avait plus aucune possibité de faire changer le PS de l'intérieur et il a créé le Parti de Gauche… Au niveau syndical, SUD semblait apporter une dimension plus radicale mais a donné la priorité à son appareil. Je ne donnerais comme exemple que celui de SUD PTT qui avait inscrit deans ses textes fondateurs en 1989 le fait qu'un militant ne pouvait rester permanent plus de 6 ans. Malheureusement, ce syndicat, tout en tenant un discours plus volontaire, fonctionne de la même façon que les autres. Il se présente aux élections professionnelles pour avoir un maximum de moyens, de permanents. Résultat : au boulot, en les voyant de moins en moins souvent, les salarié(e)s s'organiseront de plus en plus entre eux et enfin le pouvoir tremblera… ! !
http://phil195829.overblog.com
De Libelluless
10H42 | 18/07/2009 |
Pas tout à fait d'accord avec vous car à présent, les entreprises externalisent aussi bien une ligne de production, qu'un service (ex : plateforme téléphonique, DRH, consulting, expertise, etc.), l'ensemble de cadres et hauts cadres, actionnaires, se partageant pourtant la majeur partie de la valeur ajouté des productions ou services réalisés en externe ! ! !
Si, ces sociétés existent : déconnection totale de la production au bénéfice d'une intellectualisation des appareils de décisions qui se gardent tous les bénéfices réalisés par les tiers. Ces entreprises sont des coquilles vides qui se comportent à la manière de certaines ONG : membres bien payés pour des fonctions payés directement ou indirectement sur le dos de la société et dont l'utilité reste à mesurer…
Bel avenir mais déjà bien réel.
De tvargentine
12H44 | 18/07/2009 |
Quand je parle des syndicats j'inclus le MEDEF qui a les mêmes problèmes de financement de leur organisation.
Cela engendre les caisses noires,l'argent qui sort de quels comptes ? ?
De plus le MEDEF ne représente pas les 90% de chef d'entreprises(je parle aussi des petites stuctures)
Donc,les syndicats en France ouvriers et MEDEF ne sont pas représentatif de la société française
Un financement public permettrait d« éviter les détournements de fonds aussi bien des syndicats ouvriers que des syndicats du MEDEF
C'est la moralisation de la vie syndicale
De plus,pour obtenir une véritable représentation syndicale qui serait amené à signer des vrais accords qui aillent dans l'intêret des entreprises et des salariés,il faut une vrai représentation nationale validé par un vote citoyen (un dimanche)
Le droit du travail il ne doit pas être catégoriel (ou corporatiste) mais pour tous ,ce qui n'est pas le cas actuellement et ceux qui
prétendent que ces le cas,n'ont rien compris
La modernisation du syndicalisme passe par un financement public afin d'avoir de vrais syndicats forts et représentatifs
PS :
1/ Je ne suis pas un “troll” mais un citoyen qui exprime des idées et j'ai le droit de débattre avec des articles que je considère orienté politiquement
2/ Je suis pas un courtisan de Nicolas Sarkozy,mais je suis réaliste,il se débrouille bien dans la gestion courante des affaires intérieurs et extérieurs de la France et Me ROYAL n'était vraiment
pas représentatif de la gauche (elle n'est pas socialiste ! )
Rien à voir avec la politique de F Mitterand ou de J Chirac qui n'auront fait qu'accentuer le déclin du système économique et
sociale de la France en laissant se détruire le tissu industriel de notre pays
http://www.tvargentine.com
De Le.conformisme-art.de.la.soumission.au.plus.fort
18H11 | 18/07/2009 |
60% d'abstention aux Européennes…
Vous perdez vos usines ! Et alors !
Les Français ont choisi de laisser faire…
Ce n'est pas la peine de pleurer ensuite !
Le vrai marché de la concurrence, ce sont toutes les entreprises dont la fabrication, la conception, etc… , peuvent être délocalisées !
Grâce à l'Europe et ses règles mises en place par VOS CHOIX chers Français. Vous ne pouvez que perdre vos usines… mais aussi la Sécurité sociale, L'école gratuite, les 5 semaines de vacances, les 35H……
En concurrence sans aucune règle avec les pays de l'est à 300€ par mois par ouvrier
En concurrence sans aucune règle avec les pays d'Asie à 100€ par mois par ouvrier et 70heures par semaine et 15 jours de congés école payante et pas de sécurité sociale
Et l'inde
Et le Brésil
……..
Bref « tout le monde pleure » … ceux qui perdent leurs usines, .. Donc continuez de pleurer silencieusement,
Les autres s'en moquent car par égoïsme « ils » ne se sentent pas concernés !
De penabranca
survivor | 01H10 | 19/07/2009 |
les vraies raisons de la colère ont également leurs racines dans des arbitrages qui ont sacrifié l'humain au profit du profit.
Quand le profit (l'entreprise) extermine sa source de profit (le consommateur), on peut penser qu'on est au bout d'une logique absurde..et c'est le cas. Les réactions sont à la hauteur de cette violente absurdité…
à penabranca
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 10H11 | 19/07/2009 |
« violente absurdité »
c'est tout à fait çà !
De lebocksson
10H33 | 19/07/2009 |
Qui ça ! ?
Quoi çà ! ?
EN COLERE ? ? ? Qui ? Où ! ?
Péter Qui ? et Quoi ? !
Que de menaces ! ! ! ! !
Tout le monde s'en fou !
Abstention record aux élections prud'homales, européennes, etc ! ! et ils sont en colère ! ?
Du moment que le peuple a une télé, une maison, une voiture, un ou deux enfants, faire les courses le dimanche, bricomarché, auchan, confo. et après dodo, tout va bien ! !
Ceux qui sont en colère c'est plutôt les femmes, les enfants. Les violences conjugales et familiales augmentent beaucoup. Actuellement,la famille fonctionne par des comportements ritualisés. S'il y a quelque chose qui sort du rituel, les individus se battent entre eux. Et le bouc-émissaire est la crise, le chômage, etc….
Mais ! ! ! quand est-ce que le peuple sort dans la rue et qu'il y reste jusqu'à faire CHANGER les choses ? ? ? ? ? .
Bientôt au chômage je suis de toutes les manifs et je vote chaque élection. Au départ nous étions 200 salariés à manifester, cadres compris et maintenant nous sommes une dizaine cadres compris. Où sont les autres ? Ils pleurent leur sort, ils boivent, ils tapent leur femme et enfants. Comme le gouvernement est incompétent, ils laissent les choses se dégrader, les individus font des bêtises, et la réponse du gouvernement c'est la répression, la prison. Ainsi, les chiffres de la délinquance augmentent, ils font des lois de plus en plus répressives et le peuple applaudit sur l'efficacité du gouvernement. A savoir, que les retraités, les personnes âgés sont à 90% l'électorat conservateur, libéral et de droite.
Alors qui est-ce qui est en colère ?