-
H1N1 : bientôt vaccinés au bureau ?
France-Info.com04/12/09 | 11h08 -
Bernard de la Villardière déclenche un conflit à M6
Liberation.fr via Ozap.com04/12/09 | 10h08 -
« Explosions » d'iPhone : la justice désigne un expert
LeFigaro.fr03/12/09 | 14h55 -
Messier comparaîtra devant la justice le 21 janvier
LExpress.fr03/12/09 | 14h44 -
Pas de coup de pouce au Smic en janvier
LaTribune.fr03/12/09 | 11h40
L'hydrogène, moteur d'une révolution automobile ?
Par Gilles Bridier | Journaliste | 13/12/2008 | 14H06
La débâcle des marchés automobiles et les réserves limitées de pétrole pourraient enfin pousser les constructeurs à développer des véhicules utilisant des énergies alternatives.

La première raison de la débâcle des marchés automobiles, aux Etats-Unis comme en Europe, tient à l'insolvabilité des ménages issue de la crise. Restriction des crédits, baisse du pouvoir d'achat… l'automobile paie son tribut à la crise, et pâtit de la faillite du système bien plus que des choix stratégiques des constructeurs dans le renouvellement de leur gamme.
Mais il est vrai aussi, dans un deuxième temps, que les gros pick-up et berlines 4x4 participent la débâcle de l'automobile américaine qui n'a plus les bons produits à proposer aux consommateurs américains, à une époque où au contraire, comme en Californie, la tendance serait plutôt à subventionner les véhicules électriques.
Panurgisme fançais
En France, les constructeurs avaient toujours refusé de se lancer dans les 4x4, pour ne pas sacrifier à une mode qui ne doit rien aux risques d'enlisement sur l'asphalte des autoroutes et des avenues des grandes villes. Avec le débat sur l'accélération du réchauffement de la planète à cause de l'émission de gaz à effet de serre, on pouvait penser que l'attitude des constructeurs français procédait aussi d'une démarche responsable et lucide.
Mais non ! Avec vingt ans de décalage, c'est ensemble que Renault, Peugeot et Citroën ont sorti leurs 4x4 après de longues années de gestation, au plus mauvais moment de la courbe des prix du carburant, lorsque les constructeurs américains qui ont lancé cette mode se mordent les doigts de n'avoir pas su en sortir.
Une vraie vision passe souvent par des ruptures technologiques qu'il faut savoir anticiper par des efforts de recherche et développement hors des sentiers battus. Des pistes existent qui, depuis le temps qu'elles ont fait l'objet de subventions publiques dans le cadre des programmes pluriannuels de recherche, d'expérimentation et de soutien à l'innovation dans les transports terrestres (Predit), auraient dû permettre de progresser. D'abord pour les véhicules électriques, mais aussi pour les voitures à piles à combustible fonctionnant à l'hydrogène.
L'énergie de l'après-pétrole
Car l'énergie de l'après-pétrole existe. Elle était même connue avant que les hydrocarbures deviennent le socle de la croissance économique au début du XXe siècle. Quand le monde entier ne consommait encore que 100 millions de tonnes de pétrole par an au début des années 1900 et qu'on ne parlait pas de réchauffement climatique, il y avait plus d'un siècle que l'hydrogène avait été produit par électrolyse, et un demi-siècle que le principe de la pile à combustible avait été établi.
Mais l'hydrogène présente de sérieux inconvénients. D'abord, il n'est pas disponible à l'état naturel et se trouve toujours associé à un autre élément (à l'oxygène dans l'eau ou au carbone dans les hydrocarbures et la biomasse). Il faut créer une réaction chimique pour le produire, et… consommer pour cela de l'énergie. De sorte que, dans une première approche, le bilan énergétique de l'hydrogène n'est pas forcément satisfaisant.
Ensuite, l'hydrogène n'est pas facilement stockable et transportable. A une température de –253°C à l'état liquide ou comprimé sous une pression de 700 bars, il peut être stocké et transporté. Les contraintes sont donc plus fortes que pour le pétrole, voire même que le gaz naturel dont les coûts d'acheminement sont deux fois moins élevés.
Reste, enfin, le pouvoir énergétique de l'hydrogène. En théorie, il est favorable. En effet, un kilogramme d'hydrogène peut libérer trois fois plus d'énergie qu'un kilogramme de carburant automobile. Mais en pratique, des problèmes se posent : étant de loin le plus léger des éléments chimiques, l'hydrogène occupe, à poids égal, un volume beaucoup plus important que les autres éléments. De sorte que, pour un même volume, le poids de l'hydrogène est bien inférieur à celui des autres éléments. Ainsi, dans un mètre cube, le pouvoir énergétique du gaz naturel est-il quatre fois plus élevé à celui de l'hydrogène, celui du carburant automobile étant près de cinq fois supérieur.
C'est pourquoi l'hydrogène ne s'est pas imposé face aux dérivés du pétrole, largement disponibles et beaucoup plus faciles à manipuler. Et, par là, bien moins coûteux. Mais malgré l'écart de prix encore prohibitif d'un kilowatt provenant d'une pile à combustible par rapport à un kilowatt provenant d'un hydrocarbure (de 1 à 100 environ), rien n'est pourtant rédhibitoire, estiment les spécialistes.
Les recherches, quasiment au point mort pendant les décennies de pétrole à bas prix, ont repris. D'abord, pour des raisons économiques avec la flambée du prix du baril. Ensuite, pour des raisons environnementales afin de développer des énergies qui ne dégagent pas de gaz carbonique. Or, fonctionnant avec de l'hydrogène obtenu par électrolyse de l'eau, une voiture équipée d'une pile à combustible ne rejette que de… l'oxygène. Et ça marche !
La coopération indispensable d'acteurs multiples
En France, le Commissariat à l'énergie atomique et les groupes automobiles PSA et Renault ainsi que Air Liquide travaillent ensemble sur un programme de recherche qui devrait aboutir avant la fin de la décennie. Mercedes planche également de son côté. Nissan promet une voiture à pile à combustible pour 2010, Toyota prévoit un décollage à cet horizon. Les pétroliers BP et Total creusent le même sillon. Et les dispositions prises aux Etats-Unis fin pour autoriser la circulation de véhicules électriques à pile à combustible, devraient accélérer la tendance.
En fait, des applications existent déjà : des véhicules ont été testés dans plusieurs régions d'Europe, dans le cadre du projet Hychain-Minitrans coordonné par Air Liquide. Le problème ? Créer, entre autres, un réseau de distribution pour que les automobilistes puissent faire le plein d'hydrogène. Air Liquide y réfléchit notamment avec Total. Sachant que, pour parcourir cinq cents kilomètres avec un plein, ils auront besoin d'un réservoir d'hydrogène de cent vingt-cinq litres comprimé à sept cents bars au lieu d'un réservoir de quarante litres d'essence.
Toute la question est de savoir à quelle vitesse les entreprises qui doivent coopérer sur l'ensemble de la chaîne, ont envie de progresser.
Photo : « Sequel », un prototype de véhicule à hydrogène de General Motors exposé à Detroit en 2004 (DR).
7075 visites | 27 réactions
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque





























27
(Pour réagir, connectez-vous)
De effraie
~_° | 14H56 | 13/12/2008 |
l'énergie de l'après-pétrole ? on aimerait savoir quelle énergie servira donc à l'électrolyse de l'eau…
M'est avis que l'énergie de l'après-pétrole sera l'huile de coude.
à effraie
De Pieki
Jeune photographe | 17H43 | 16/12/2008 |
D'accord pour l'huile de coude.
J'ai entendu que pour que les voitures fonctionnent à l'hydrogène, il faudrait quadrupler le parc nucléaire. Cependant, l'électrolyse peut aussi être réaliser avec … un concentrateur solaire.
De pablico
16H35 | 13/12/2008 |
quelle énergie va-t-être pérenne ?
on parle de tout et de rien
de l'hydrogène, de l'électrique, de l'air comprimé, etc ? ?
c'est le grand n'importe quoi, quoi-que personne ne parle du gazogène qui a pourtant bien servi pendant la guerre…(c'est déjà ça).
personne n'investit dans une voiture, car il n'y a pas de vision correcte..
c'est pour cela aussi la crise de l'automobile.
à pablico
De azerty69
ExecutieveBranleur | 09H36 | 14/12/2008 |
« personne n'investit dans une voiture, car il n'y a pas de vision correcte..
c'est pour cela aussi la crise de l'automobile »
La durée de vie d'une voiture c'est 5 à 10 ans. Donc les technos de dans 30 ans on s'en moque quand on achète aujourd'hui. La crise de l'auto n'a absolument rien a voir avec le futur technologique de la voiture.
à azerty69
De pablico
13H39 | 14/12/2008 |
Cette réflexion n'est pas pour tout le monde..On garde sa veille voiture en attendant.
Si l'on regarde les pubs sur les voitures ils ont tout faux :
il mettent encore l'accent sur le statut social qu'elle est sensé donner.
On fait briller son statut social en ce moment dans les voyages qu'on accomplit…et plus dans la voiture..
cela coute moins cher, et personne peut vérifier…si l'hôtel avait vraiment 5 étoiles…
De Libelluless
16H54 | 13/12/2008 |
C'est lorsque que l'entreprise fait des bénéfices qu'elle se doit de pérenniser son activité en investissant mais bon nombre de grosses entreprises françaises ont attendu pour se goinfrer de stocks options, dividendes, etc.. au détriment des salariés et de l'innovation.
La France a sciemment pris du retard technologique alors que l'épuisement du pétrole était connu depuis bien longtemps.
Hier, en France on pouvait déjà sortir la voiture électrique (qui existe depuis 1920) mais les pouvoirs publics ont décrier les contraintes de recharges dans les stations essences (je dirais plutôt que les lobbies ont bien joués) alors qu'une autonomie de 150 ou 200 km n'est pas un problème pour un particulier qui fait un trajet journalier pour aller travailler : il peut alimenter la batterie de sa voiture en rentrant chez lui ! ! !
Enfin si en France, nous rechignons toujours devant l'inévitable nécessité de diminuer notre empreinte écologique dans le domaine du transport par exemple.
On aurait au moins pu chauffer nos habitations à l'hydrogène comme cela est possible au Japon.
L'écologie ne doit pas être un business comme un autre, j'attends de l'Etat qu'il démocratise le moteur stirling pour tout le monde sans distinction de bourse, c'est vital pour la planète.
Vous attendez quoi là-haut ? ? ? (les politiques)
Le beurre, la vache, la crémière et le steak ?
Ne vous étonnez pas, lorsque vous aurez tué la vache, de ne plus pouvoir mettre du beurre dans vos épinards et ni pouvoir draguer votre crémière ! !
à Libelluless
De vinz13
37135
bisounours gauchiste | 17H39 | 13/12/2008 |
La voiture électrique d'accord, mais il va bien falloir qu'à un moment donné on se rende compte que la solution passe par moins de voiture tout court. De partout dans le monde les villes sont saturées de voitures. Et de toute façon, que ce soit l'électricité ou l'hydrogène, il faut les produire. Je ne souhaite pas la disparition de la voiture, mais un arrêt net de son usage systématique.
à vinz13
De Libelluless
12H23 | 15/12/2008 |
J'ai habité en ville, les transports publics y sont inadaptés face à l'augmentation de la population en ville (pb techniques, inconfort, bruit, pollution, vétusté pour certain métro, boîtes à sardines) mais je vous l'accorde c'est le meilleur moyen de transport en ville.
Maintenant parlons de la campagne, puisque je connais également, eh bien cher monsieur, il n'y a pas de transport en commun dans mon village et la voiture n'est pour moi qu'un outil pour aller à la gare puis au travail grâce au métro. Donc le transport en commun reste pour moi inévitable.
La question serait plutôt de repenser la configuration des territoires pour permettre à tous d'y vivre sans voiture… tout un programme.
Le jour où il y aura un bus qui m'emmenera jusqu'à la gare et dans les zones commerciales (y a pas de commerces non plus dans mon patelin) et aussi fréquemment et rapidement que ma voiture m'y mène, je prends.
La voiture reste donc incontournable en province et l'utilisation de la voiture électrique pour nos cas est plus que pertinent.
Maintenant reste à savoir si le coût pour nos porte-monnaies rapetissant en vaut la chandelle. Que voulez-vous, on a beau avoir une grandeur d'âme, lorsque les poches sont vides… on reste des salauds de pauvres pour l'environnement.
à Libelluless
De Maujean Jacques
18H31 | 13/12/2008 |
Ce n'est pas un problème spécifiquement français. Les allemands entre autres ont eu la même attitude.
Petite précision « La Jamais Contente “première voiture électrique à battre le record de vitesse à plus 100 kmh, date de 1899.
La firme BMW, dont la famille Quandt ( propriétaire du premier fabricant de batterie) et principale actionnaire, était bien placée pour lancer des études sur la recherche de moteur uilisant une autre énergie que le pétrole.Je pense que ses grands industriels ayant fait avancé le progrés étaient loin d'être animé par la protection de la nature et engrangeaient les dividentes sans état d'âme.
à Libelluless
De azerty69
ExecutieveBranleur | 09H41 | 14/12/2008 |
« grosses entreprises françaises ont attendu pour se goinfrer de stocks options, dividendes »
« La France a sciemment pris du retard technologique »
En voilà un post de misérabilisme à la française et de haine gratuite de l'actionnaire.
1) Le salarié qui monte les échelons ne le fait pas gratos, il veut être payé de sa quasi dévotion pour l'entreprise. Il n'y a que les glandeurs au bas de l'échelle qui n'arrivent pas a comprendre qu'on ne bosse pas gratos qu'on est le meilleur.
2) L'actionnaire qui investit ses économies durement acquises par un travail, ou qui prépare sa retraite, ne le fait pas pour les salariés mais pour gagner de l'argent.
3) L'automobile française est une pleine réussite. Faillite des américains, espagnols, anglais, russe… Il ne reste que les japonais, allemands et français.
à azerty69
De papy55
prof. en province | 13H32 | 14/12/2008 |
Sans approuver au premier degré le commentaire auquel vous répondez, je crois percevoir dans votre propos, que vous avez fait (ou faites) partie des « meilleurs » d'une entreprise qui vous a payé (ou paye) à la hauteur de vos compétences et de la sueur de votre travail, et que naturellement, en tant qu'actionnaire, vous souhaitez avoir un retour rapide et conséquent de votre investissement.
Cependant j'aimerais connaître votre définition du « meilleur salarié » et les critères associés à cette notion.
Quant aux « glandeurs » ce ne serait que la masse (les plus nombreux ! ) des « mal payés » de l'entreprise qui, par leur attitude, nuiraient à sa pérennité ?
L'équilibre entre la « gourmandise » de l'actionnaire et la « paresse » du salarié reste à trouver !
à papy55
De azerty69
ExecutieveBranleur | 15H07 | 14/12/2008 |
- votre définition du « meilleur salarié »
Postulat : Le but d'une entreprise est de gagner de l'argent, pas d'un progrès social (politique de l'état), d'aménager le territoire (politique de l'état), de l'écologie ou de faire du social (politique de l'état). L'entreprise et les salariés paient des impôts pour cela.
Aucune entreprise n'embauchera un handicapé moteur, depressif et drogué habitant au fond du vaucluse de sa propre volonté. Si la sté désire (et doit) fournir un emploi/un but a cet individu, c'est le rôle de l'état redistributeur et social.
De là, le meilleur salarié c'est celui qui fait gagner le plus d'argent a son entreprise. La somme d'argent que l'on fait gagner n'a rien a voir avec le travail productif comme on l'entend. Tu bèches la terre avec ferveur, implication et foi pendant les 50 ans de ta vie professionnelle, on s'en fout : ça ne rapporte rien. Par contre que tu inventes un tracteur en travaillant 5 ans, puis que tu fasses rentier 45 ans, ça c'est intéressant.
Après l'entreprise peut se tromper sur ceux qui lui font (qu'elle pense) gagner de l'argent. Le trader lui en fait gagner des brouettes pendant 5 ans avant d'en perdre 100 fois plus qqs années plus tard. Elle s'est plantée, tant pis pour elle, tant mieux pour le petit veinard. Ca ne change rien au principe.
- En tant qu'actionnaire, vous souhaitez avoir un retour rapide et conséquent de votre investissement.
En tant qu'actionnaire, j'attends que mon investissement risqué soit rémunéré plus que mon investissement pas risqué (4% du livret A). Si j'attends 30% je ne suis pas actionnaire mais spéculateur. Si j'attends 5-6-7-8-9% je suis actionnaire.
J'attends aussi des pourfendeurs d'actionnaires leur explication sur pourquoi eux ne le sont pas, si c'est tellement facile et rémunérateur.
- Quant aux « glandeurs » ce ne serait que la masse (les plus nombreux ! )
Evidemment les plus nombreux ! ! Vous ne croyez tout de même pas qu'un salarié payé 1à2*smic (80% de la population ? ? ) va travailler avec ferveur ! ! C'est déjà pas cher payé rien que pour faire semblant de travailler.
- L'équilibre entre la « gourmandise » de l'actionnaire et la « paresse » du salarié reste à trouver !
L'équilibre se fait tout seul pour les « riches“/bons salariés. Ils partent, se mettent a leur compte, montent leurs boites…
Les autres, comme d'habitude, quelque soit les civilisations et les moments de l'histoire : ils bossent, ils ont pas le choix.
De clive
18H58 | 13/12/2008 |
J'aimerais connaître le nombre de brevets qui dorment, ou qui ont été bloqués…
http://www.autobloggreen.com/2008/08/03/chevron-drains-battery-planned-f…
De Doume65
secteur informatique | 19H09 | 13/12/2008 |
« une voiture équipée d'une pile à combustible ne rejette que de… l'oxygène »
Mais non, voyons !
Qui dit combustion dit utilisation de l'oxygène, et non production.
Une telle voiture produit donc de l'eau, (ben oui : H2 + O = H2O) et non de l'oxygène.
Par ailleurs, qu'Air Liquide cherche à imposer la technologie des réservoirs est une chose, mais la voie la plus crédible est bien celle de la pile à combustion, qui produit elle-même son hydrogène à partir d'autres composés. Et là, plus question de réservoir. Ce qui freine à l'heure actuelle son développement est surtout le prix, et le fait que les piles actuelles utilisent du platine, (rare et cher) comme catalyseur. celui-ci est insuffisamment répandu pour répondre aux besoins. heureusement, la science avance, et de nouvelles solutions sans platine pointent le bout de leur nez.
De yoruk
au fil de l'eau | 22H25 | 13/12/2008 |
Purée… les mythes ont la vie dure.
La vraie solution, ce n'est pas le carburant.
La bonne solution est de nous sortir la »bagnole » de la tête.
La bonne solution c'est les transports en commun, la bicyclette et le co-voiturage.
De kawouede
22H39 | 13/12/2008 |
En tout cas Obama a déjà choisi un prix Nobel, favorables aux sources d'énergie alternatives, pour être secrétaire à l'Energie.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/12/11/obama-aurait-choisi-u…
Nous, comme dit un commentateur du Monde, on a Devedjian, Areva et Allègre…
De nemo3637
Déchoukeur | 01H50 | 14/12/2008 |
Pendant la guerre, mon grand-père, comme d'autres, s'était bricolé une installation au gazogène pour son camion. Je crois que ça marchait au charbon de bois. Trop polluant ?
De leo.artaud 14765
07H53 | 14/12/2008 |
de toutes façons les recherches n'iront pas plus vite que la reconversion des économies liées a pétrole… sinon ce serait la guerre assurée !
à nous citoyens d'exiger que ça aille plus vite !
De bonbon rose
à croquer | 11H20 | 14/12/2008 |
Me rappelle d'un article qui disait que la pile à hydrogène permet de produire de l'électricité en relâchant uniquement de l'eau …
Mais comment produire l'hydrogène pour l'alimenter ? Pour cela il y a 2 moyens : soit en faisant une combustion contrôlée d'hydrocarbure ce qui rejette beaucoup de CO2, soit par électrolyse de l'eau ce qui demande plus d'énergie que ce que fournira l'hydrogène produit …
La conclusion qui s'impose est qu'il faut toujours avoir en tête l'ensemble de la chaîne, avec l'ensemble des facteurs rentrant en ligne de compte. Sinon on se fait manipuler en beauté !
à bonbon rose
De Mr_Quiconque
11H51 | 14/12/2008 |
Oui, l'électricité, l'air comprimé, l'hydrogène sont des énergies finales qui rejettent moins de particules ou de CO2 que les énergies fossiles par contre il faut tenir compte des rejets de(s) l'énergie(s) primaire(s) qui ont servi à produire ces énergies finales.
Ne pas le faire cache une volonté démagogique et/ou partisane.
Autrefois il y avait un truc qui s'appeleait le village, on pouvait y travailler, faire ses courses dans des petits commerces, il y avait des écoles, des bureaux de poste, etc.
Puis de plus en plus de gens ont eu des voitures et on pu s'installer dans des lotissements loin des commerces.
Maintenant on va au supermarché une fois par semaine, on fait des bornes pour aller travailler en ville.
Bref, un modéle de société s'est dévoloppé alors qu'il n'était pas viable ni pérenne à long terme. Faut-il encore vouloir le poursuivre à tout prix ou devrait-on plutôt repenser ce modéle basé sur les moyens de transport individuel ?
à Mr_Quiconque
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 16H56 | 17/12/2008 |
Ouais, la super idée, le village !
Et au bout d'un an, on s'est tous pendu tellement qu'on déprime !
Et les trouvera tous dans le même village les dizaines de gens qui servent à former ce qu'on appelle une entreprise ?
On fera la fête dans les trois mêmes bars avec les dix mêmes types ? Et puis on s'enverra en l'air toujours avec les mêmes trois gonzesses ?
Et quand on ira au resto, ou à la librairie, ou à la boulangerie, on aura le droit qu'à ce qui se fait dans le coin sans autre choix ?
Si t'aime tellement ça les villages paumés, vas-y, t'as l'embarras du choix, y'en a plein en Auvergne (et ailleurs) qui se dépeuplent et qui auraient bien besoin de chair fraiche.
Autrefois, depuis la lointaine Antiquité, il y avait un truc qui s'appelle la ville, qui est géniale, et hors de question de retourner vivre dans un de ces bleds pourris !
De moguerou
11H27 | 14/12/2008 |
L'humanité ne peut survivre à long terme que par le progrés technique et pas seulement dans le domaine de l'automobile
à moguerou
De gritche
neutre | 12H30 | 14/12/2008 |
pas d'accord. On peut voir le résultat sur l'environnement de ce progrès technique. C'est catastrophique. On va bientôt tous vivre sur un bout de cailloux stérile à cause de cette foi.
L'humanité dois au contraire apprendre l'humilité et la solidarité.
De JulienIrondelle
Entrepreneur civique | 12H37 | 15/12/2008 |
Bonjour M Bridier,
votre analyse sur l'hydrogène comporter quelques inexactitudes :
- la production de masse, via le nucléaire, le solaire et la géothermie haute énergie est au point
- le stockage est au point, surtout pour la forme gazeuse
- la distribution dépend seulement d'une décision politique. Car nous sommes confronté à un problème de poule-oeuf : pas de station à hydrogène pas de marché pour les voitures et vice versa.
Pour rappel, jusqu'en 1970 GDF utilisait pour le gaz de ville un mélange hydrogène-gas naturel
- la problématique pouvoir énergétique / rendement doit être vue de manière plus rationnel. Si une voiture à pile à combustible, utilisant de l'hydrogène gazeux, a un rendement de 50 %, elle a moins besoin de « carburant » hydrogène qu'une voiture classique à essence qui a un rendement de 35 %.
De plus, des prototypes innovants comme celui de Mazda, utilise un moteur à combustion essence / hydrogène couplé à un alternateur, a de bien meilleur rendement qu'un voiture classique qui a un rendement de 35 % hors passage des vitesses
Enfin le stade de la recherche est dépassé : nous sommes au stade de la présérie, comme en californie, japon et allemagne, pour 2015
Co-auteur d'un blog spécialisé : www.alternative-hydrogene.fr, j'aimerais avoir votre avis sur notre note générale et la revue de presse.
Au plaisir de vous lire
Julien Irondelle
Co-auteur
De b4nafter
ingénieur | 15H26 | 15/12/2008 |
« Or, fonctionnant avec de l'hydrogène obtenu par électrolyse de l'eau, une voiture équipée d'une pile à combustible ne rejette que de… l'oxygène ».
Pas vraiment…
Le produit de l'électrolyse de l'eau sera de l'hydrogène et de l'oxygène, mais la voiture utilisera l'hydrogène de son réservoir, qui après combustion avec l'oxygène de l'air, produira uniquement de l'eau…
Au final, la voiture n'aura utilisé comme énergie que celle qui aura été utilisée lors de l'électrolyse de l'eau. Ce sera donc une voiture… électrique.
De DMarlier
employé | 11H53 | 17/12/2008 |
« c'est ensemble que Renault, Peugeot et Citroën ont sorti leurs 4x4 après de longues années de gestation, »
Excusez moi, mais autan que je sache, la KOLEOS de RENAULT est un produit de l'alliance Renault Nissan et non d'une coopération Renault-PSA.
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 17H02 | 17/12/2008 |
Je tiens à préciser au monde qu'il ne faut pas confondre les deux méthodes d'utilisation de l'énergie :
* la pile à combustible qui utilise de l'hydrogène (ou du méthanol) et de l'oxygène pour produire de l'électricité.
* la combustion de l'hydrogène et de l'oxygène pour provoquer une explosion, bref comme maintenant mais avec un carburant différent.
Enfin même si il y a toutes les chances qu'on utilise dans l'avenir le principe de la pile à combustible, je doute que ce soit avec du dihydrogène, car c'est quand même sacrément dangereux.