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140 morts après l'explosion de colère ouïgour en Chine
Par Pierre Haski | Rue89 | 05/07/2009 | 17H48

(Mis à jour) Les graves émeutes qui ont éclaté dimanche à Urumqi, la capitale de la région autonome des Ouïgours, dans l'ouest de la Chine, ont fait officiellement 140 morts et plus de 800 blessés, les incidents les plus violents dans le pays depuis deux décennies. Des centaines de personnes ont été arrêtées, et le couvre feu a été imposé dans la soirée. Les incidents sont reliés à la mort de plusieurs ouvriers Ouïgours dans une usine de la province côtière du Guangdong.
C'est un nouveau craquement dans la façade de l'harmonie entre les Hans, largement majoritaires, et les différents peuples qui composent la République populaire de Chine.
Selon un témoignage qui nous a été transmis par un Riverain de Rue89, les manifestants ouïgours ont défilé dimanche après midi, drapeau chinois en tête pour bien montrer qu'ils n'étaient pas des « séparatistes », et réclamaient « Justice pour le Guangdong », c'est-à-dire pour des migrants ouïgours victimes de violences de la part de travailleurs Han dans la province du Guangdong à la suite de fausses accusations de viol.
Lorsque la police armée du peuple est intervenue, elle a d'abord utilisé des matraques électriques, puis a ouvert le feu. 17 personnes auraient également été écrasées par les véhicules de police. Certaines sources ouïgour estiment que le bilan pourraît même être supérieur aux 140 morts annoncés.
Les informations ont circulé très vite sur Internet, dimanche et via Twitter, des photos ont commencé à sortir de Chine, montrant l'important déploiement policier dans la capitale du Xinjiang (ci-contre), et les premières arrestations (ci-dessous). Mais dimanche soir, le bilan connu était de trois morts, c'est-à-dire très loin des 140 morts finalement annoncés lundi matin.
Des vidéos ont été déposées sur les plateformes chinoises mais ont été très vite « harmonisées », c'est-à-dire censurées par la cyberpolice selon le jargon des internautes chinois. Certaines refaisaient surface ailleurs, ou encore sur YouTube (voir la vidéo)… Les téléphones portables et le réseau internet ont été coupés dimanche en fin de journée, et Twitter.com a été bloqué dans toute la Chine lundi. Finalement, lundi, c'est la télévision officielle qui a diffusé les images les plus impressionnantes de ces violences, mais en montrant surtout des victimes Han.
Des représailles contre les Hans après un pogrom anti-ouïgour

Selon l'agence officielle Xinhua, des groupes de « personnes » [des Ouïgours selon toutes les informations officieuses] s'en sont pris à des passants et aux voitures dans les rues du centre. Des témoins ont affirmé que les émeutiers étaient armés de couteaux.
Des internautes ont rapporté des incidents qui se sont vite répandus dans la ville, impliquant plusieurs milliers de personnes.
Mais il s'agissait bien, selon le témoignage transmis par le Riverain de Rue89, de représailles après un pogrom anti-ouïgour qui s'est déroulé le mois dernier près de Canton, après des rumeurs sans fondements de viols de filles han commis par des travailleurs ouïgours d'une usine de jouets voisine.
C'est donc une simple rumeur malveillante à un bout de la Chine qui a conduit à un véritable massacre à des milliers de kilomètres de là.
La violence de ces événements a profondément choqué les Ouïgours. Des vidéos visibles sur le web ont été tournées par téléphone portable et montrent ces véritables batailles rangées entre ouvriers hans et ouïgours dans le quartier des travailleurs migrants de Canton, faisant plusieurs morts. Censurées elles ont ressurgi sur YouTube, et ont pu être vues par de nombreux Ouïgours, rendus furieux par cette violence ethnique dirigées contre les leurs. (Voir les vidéos)
Les autorités, pour leur part, ont mis en cause une opposante ouïgour expulsée il y a quelques années aux Etats-Unis après un long séjour en prison, Rebiya Kadeer, dirigeante du Congrès mondial des Ouïgours. Cette organisation a démenti avoir joué un rôle dans l'explosion de violence d'Urumqi.
Les relations entre les Ouïgours, turcophones et musulmans, et les Hans sont tendues depuis des années. Au Xinjiang, le Far West de la Chine, l'afflux d'immigrants hans venus des autres régions de Chine est en train de modifier profondément l'équilibre démographique de cette région qui, lorsqu'elle a été annexée par le pouvoir communiste de Mao Zedong en 1949, était exclusivement peuplé de Ouïgours et de quelques autres minorités musulmanes.
Le séparatisme, hantise du pouvoir central à Pékin
Aujourd'hui, près de la moitié des 20 millions d'habitants du Xinjiang sont Han, bien souvent des paysans pauvres venus de l'Est et du Centre de la Chine
Les migrants ouïgours dans le reste de la Chine sont également la cible de discriminations : à Pékin, on dit volontiers « un Ouïgour » quand on veut parler d'un voleur…
Au Xinjiang, comme au Tibet dont le sort est très proche, le pouvoir central maintient une autonomie de façade mais contrôle directement les populations locales de peur de poussées « séparatistes », doublées au Xinjiang, région située au coeur de l'Asie centrale, de la grande peur de l'islamisme et d'Al Qaeda.
Récemment, la Chine a protesté après la libération par les Etats-Unis, d'un groupe de Ouïgours chinois qui étaient détenus depuis plusieurs années à Guantanamo. La Chine réclamait qu'ils leur soient livrés, mais l'administration Obama a préféré les libérer à Palaos, un archipel du Pacifique.

Ces violences d'Urumqi rappellent les violences qui se sont produites à Lhassa, la capitale du Tibet, en mars 2008, lorsque des milliers de Tibétains s'en sont pris à tout ce qui rappelait la présence han dans leur province, lynchant des passants et détruisan des boutiques et des agences bancaires. Urumqi présente de ce point de vue une caractéristique : ville moderne, elle est à majorité Han, et les décalages de niveau de vie y sont très nets entre les fonctionnaires et hommes d'affaires Han, et les commerçants, employés ou vendeurs dans la rue ouïgours.
Dernière photo : Urumqi en 2005, avec le quartier Ouïgour au premier plan, et la ville Han au fond (P. Haski/Rue89)
►Mise à jour le 07/07/2009 à 13h30 avec le témoignage d'un Riverain sur le déroulement des incidents.
- ► La fiche du Xinjiang sur Wikipédia
- ► Riot strikes China's Xinjiang region capital
- ► Chine : Graves émeutes à Urumqi. Des milliers de manifestants ouïgours (Turkestan - Xinjiang), sur le blog de Sylvie Lasserre
- ► Xinjiang Crippled by Urumqi Riots; Curfew Set , sur FarWestChina.com
- ► Les images de la télévision chinoise
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De chengyang
19H47 | 05/07/2009 |
Vôtre article comporte un certain nombre d'erreurs factuelles.
Par exemple, vous affirmez que le Xinjiang fût annexé à la Chine en 1949 : il n'en est rien, car le Xinjiang (connu alors sous le nom de territoires de « Xiyu », cad « contrées occidentales » fût rattaché à l'empire sous la dynastie mandchoue des Qing (1644-1911) ( cf http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/chine-3histoire.htm )
Je rajoute que cette partie de l'Asie centrale (autrefois appelé le Turkestan oriental ou chinois par les historiens occidentaux) fût un protectorat chinois dès le règne de l'empereur Han Wudi (156 av. J.-C. - 87 av. J.-C.), grâce aux missions de reconnaissance de l'Asie centrale menées en son nom par Zhang Qian de -139 à -126. Donc parler des Chinois, comme d'un « corps étranger » dans la région témoigne d'une réelle méconnaissance de l'histoire de la région !
Il ne faut pas non plus simplifier à l'excès le peuplement de la région en présentant le Xinjiang comme une région exclusivement ouïghoure : les brassages et les mouvements de population ont été tels depuis 2000 ans que les Ouïgours (45 %) cohabitent depuis des siècles avec les Hui (Han musulmans) et les Han (les 2 ethnies représentent 41 % de la pop. totale du Xinjiang au dernier recensement), les Kazakh (7 %), les Kirghiz (0,9 %), les Mongols (0,8 %), les Dongxiang (0,3 %), les Tadjiks (0,2 %), les Xibé (0,2 %), les Russes, les Tatars, les Ouzbek, les Daur, les Miao, les Tibétains, les Tujia, etc. (cf http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/chine-region-auto-ouigoure-Xinjiang.h…)
Je trouve enfin que l'utilisation d'un terme fort comme celui de « pogroms » est tout à fait injustifié ; vous voulez certainement faire un parallèle odieux entre la situation des Juifs d'Europe orientale au XIXè s. et les Ouighours en Chine aujourd'hui ; où avez-vous vu que le gouvernement chinois organise le massacre de Ouighours comme ce fût le cas lors des pogroms de juifs pilotés et justifiés par le gouvernement tsaristes !
A vous lire, il me semble que vous plaquez la théorie du « clash of civilizations » de Samuel Huntington à la Chine, théorie qui place l'élément religieux comme principal facteur d'explication des conflits et dont on voit les limites à l'heure actuelle …
De Pierre Haski (auteur)
Rue89 | 19H58 | 05/07/2009 |
Votre présentation est totalement biaisée. Vous reprenez dans l'histoire ce qui arrange votre thèse. Sans remonter aux dynasties antérieures, vous admettrez qu'en 1949, lorsque Mao a pris le pouvoir à Pékin, le Xinjiang (qui ne s'appelait pas comme ça ! ) n'était pas sous contrôle chinois.
J'ai bien précisé que les Ouïgours étaient le principal groupe mais pas le seul, mais vous devrez quand même accepter, là aussi, qu'en 1949, il n'y avait aucun Han au Xinjiang alors qu'ils forment aujourd'hui près de 50% du total.
Enfin, je n'ai jamais réduit le problème à une question religieuse, et donc votre anathème « Huffingtonien » n'a pas lieu d'être. Je pense que la question du Xinjiang est une question classique de droit des peuples à disposer d'eux-mêmes (comme la Chine a pu le soutenir à des époques dont plus personne ne semble se souvenir en Chine même…), sur laquelle la question de l'Islam s'est greffée comme facteur de complication dans le contexte mondial actuel, pas comme élément central.
De marlowe75
prof de fac | 20H08 | 05/07/2009 |
Excusez-moi… je crois que vous m'avez mal compris
le Xinjiang je le connais depuis assez longtemps, je suis allé la première fois à Urumqi en 1988, soit il y a 21 ans, et j'y suis retourné un certain nombre de fois depuis, sans parler de Kashgar ou de Yinjishar… L'occupation du Xinjiang par l'administration chinoise était déjà sensible à cette époque, et ce que je voulais souligner ici, c'est que la contestation trouve maintenant une assise clairement « religieuse », que je regrette, mais dont je trouve l'évolution plutôt inéluctable (rappelez-vous Marx et son célèbre « la religion est l'opium des peuples »… c'est ici la même chose, mais… à l'envers… je ne sais pas comment dire…). Disons que la religion devient un thème fédérateur des misères du monde… dites-moi que je me trompe ?
en tout état de cause, ce que je dénonce, c'est l'islamisme et non l'islam, une religion que je respecte (par ce que j'en connais, les quatrains d'Omar Khayyiam, par exemple), et la propagation de l'islamisme, des Ouïgours à Villiers le Bel, même lèpre stupide, comme tout extrêmisme religieux…. désolé d'être aussi clair (si c'est clair..).
après, que la révolte des Ouïgours soit justifiée, évidemment, elle l'est, comme celle des tibétains, et celle de toute minorité opprimée. Les Mongols, que je connais aussi un peu, luttent aussi pour leur survie, mais sans le recours à une donnée religieuse….
La religion est l'opium du peuple… (et ma ceinture est bien attachée… : -)
De Tita
oiseau | 20H50 | 05/07/2009 |
Si je ne m'abuse pas, la chine se compose de 56 ethnies dont les Hans représentent plus de 90% du total des habitants.
Et si j'ai bien compris l'article de Pierre Haski ainsi que la situation au Tibet, la politique de Pékin pour « intégrer » ces territoires et ces ethnies est une politique d'assimilation. J'entends par là : assimiler les minorités et leurs terres par la colonisation de Hans qui deviennent ainsi culturellement (avant d'être numériquement) majoritaires.
Une telle politique pourrait fonctionner si les cultures (et les habitants) des minorités ethniques n'étaient que dominées (moins bien jugées que celle des Hans). On voit bien ça aux USA avec les cultures blanche et noire. Même les fillettes noires préfèrent des poupées blanches aux poupées noires.
Cependant, ici, les cultures (et les habitants) des minorités ethniques chinoises sont rejetées à la manière d'un racisme identitaire plutôt féroce. (Ouïgour = voleur). A ce moment, les membres de ces minorités se sentent menacés, persécutés, etc… et cela entraine alors une recrudescence identitaire et des violences inter-ethniques qui ne sont pas du tout surprenantes.
Peut-on alors voir ici deux erreurs de Pékin ?
- celle de croire que les processus identitaires sont trop bourgeois pour exister encore en chine ?
- celle de croire que les Hans vont permettre une unification ethnique et culturelle de la chine autour du communisme ? (on peut sans doute être han et non communiste, voire séparatiste).
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 03H34 | 06/07/2009 |
La logique de Beijing est une fois de plus de verrouiller l'unite du territoire par tous les moyens.
Plus le regime expose ses propres failles, plus il est tente de faire de la surenchere dans l'ultranationalisme et les rumeurs mensongeres (cf diabolisation du Dalai Lama).
Le cas Ouigour est plus complexe parce qu'aux revendications habituelles d'independance s'ajoute une couche ideologique forte. En plus de la resistance Ouigour, Beijing doit affronter une minorite islamiste potentiellement exogene. Ces quelques radicaux cherchent a cristalliser les haines religieuses et ethniques, ce qui fait aussi quelque part le jeu du regime central en legitimant la maniere forte.
Le risque (et selon moi l'objectif recherche par ces fondamentalistes), c'est que la dimension « jihad international » etouffe tout le reste et en particulier la cause du peuple Ouigour.
http://blogules.blogspot.com/2008/04/tibet-ougours-lempire-clat.html
De daniel
06H53 | 06/07/2009 |
Encore des émeutes à caractères étnhiques en Chine, sur fond de peur de séparatisme.
Décidément, le PCC ne sait pas y faire en matière d'assimilation, n'oublions pas que le terme Han est largement le « fruit » de longues et successives assimilations.
Encore une une fois ils vont prétendre que le problème vient de l'extérieur, pretexte facile pour se dédouaner de leur incompétence.
edit : au moins 129 morts d'après une dépêche xinhua….
De ba jin
breton citoyen du monde | 08H23 | 06/07/2009 |
Estimé Pierre Haski
merci de votre sérénité dans vos analyses et commentaires.
a propos des « émeutes » au « Xinjiang », je suis effrayé par la virulence/violence des commentaires d'ultranationalistes chinois sur ce site mais ausi sur Youtube ou sur le blog de Mme. Lasserre (le Monde). Au cours de mes nombreux séjours (le 1er en 1989 ! ) au sein de familles chinoises (mon épouse est originaire de Dalian-Liaoning), j'ai eu l'occasion de lire la version « historique » de Chengyang ! ses post rappellent trop les livres d'histoire officielle de la Chine que l'on trouve dans les librairies en langues étrangères !
Il est plus que temps de raison garder, de especter les cultures et peuples de Chine autrement qu'avec des bons mots. Songeons aux réserves de peuples tels les Miao, songeons aux Mongols…
Réformons une Constitution Chinoise imposée dans les temps anciens où, effectivement, la Chine a été libérée des puissances étrangères par Mao Ze Dong, entre autres. Aujourd'hui, revenons vers les reflexions des intellectuels progressistes chinois d'avant le maoisme…1911…1919…Charte 08…A suivre
De JCVION
16H24 | 06/07/2009 |
Monsieur Haski.
Votre article est intéressant et reste convaincant. Cependant, une fois encore vos propos manquent d'une certaine objectivité et sentent « bons » l'anti Pékin primaire. Utiliser par exemple le terme « pogrom » dans l'état de connaissance actuel de la situation ? ? ? ! ! Vous conviendrez que c'est peut être un peu hatif, non ?
Pour m'être rendu trés souvent dans le Xinjiang et bien sur notamment à Urumuqi (mon épouse est originaire de cette province…mais Han), je suis au regret de vous dire que vous idéalisez quelque peu le peuple Ouighour et diabolisez une nouvelle fois ces « salauds » de Han colonialistes. Peut être interprèterez vous mes propos pour du racisme mais il est certain que le peuple Ouighour est un peuple difficile, je parle tout particulièrement de la population masculine. Si j'ai parcouru presque l'ensemble de la Chine, je n'ai eu « peur » qu'en un seul endroit de ce vaste pays et c'était précisément à Urumuqi. Les hommes souvent désœuvrés, en partie du fait de la politique de Pékin - je vous l'accorde - sont potentiellement dangereux et vous trouvez parmi eux un grand nombre de malfrats. Je ne sais pas si cette histoire de viol d'une Han par un Ouighour est juste ou pas mais elle reste probable…et vous ne pouvez pas la jeter aux orties en un coup de clavier. Les hommes Ouighous sont très certainement les plus potentiellement violents en Chine.
Quant au fait que les Hans occupent les meilleurs postes du Xinjiang, cela est certainement du en partie à Pékin mais aussi, et pour beaucoup au fait que la population Ouighour ne voue pas une passion pour l'éducation mais plutôt pour l'artisanat, l'agriculture et l'élevage. J'ai le sentiment que vous avez de nouveau trouvé un prétexte pour vomir sur le gouvernement Chinois et vous en êtes ravis. Je ne suis pas d'accord avec cette approche simpliste et tenais à vous le dire. Le gouvernement de Pékin est très loin d'être un modèle mais il permet à son peuple d'avancer…vite…et cela, il faut le préciser parfois. Gérer une province comme le Xinjiang n'est pas une sinécure, et vous le savez pertinemment. N'abusez donc pas inutilement votre audience pour faire du « politicaly correct », cela n'est pas très honnête.
Bien à vous Monsieur Haski.
De Pierre Haski (auteur)
Rue89 | 21H25 | 06/07/2009 |
Merci de votre message.
Le mot pogrom signifie, selon le dictionnaire : « Soulèvement meurtrier suscité par toute forme de racisme et d'intolérance. »
Quand vous regardez les vidéos des violences du Guangdong, vous avez le choix entre pogrom ou ratonnades. D'autant que la police a conclu que la rumeur de viols était infondée.
Je ne vomis pas sur Pékin ou sur les Hans, ce n'est ni mon but, ni mon envie, soyez en assuré, j'ai trop de liens avec ce pays, et ils sont parmi les Hans. Mais je crains que la Chine s'aveugle sur sa politique des nationalités qui ne marche pas, ou qui marche trop bien si on prend l'exemple de la Mongolie intérieure.
Je n'« idéalise » pas les Ouïgours, mais quand un peuple est affublé d'autant de stéréotypes (mes voisins à Pékin utilisaient le mot Ouïgour pour dire voleur) par ceux qui le dominent, j'ai le poil qui se hérisse un peu.