Explicateur

Surconsommation de gaz et d'électricité : que risque-t-on ?

Par Eco89 |   | 07/01/2009 | 13H10

Station de compression du gaz en Ukraine le 2 janvier (Gleb Garanich/Reuters)

La crise russo-ukrainienne n'aura aucun impact pour le consommateur français, nous assure GDF Suez. Mais la situation s'est brusquement aggravée ce mercredi : la Russie a cessé tout approvisionnement en gaz via les tuyaux ukrainiens.

La France sera-t-elle privée de gaz ?

L'Autriche, la Roumanie, la République tchèque et la Slovaquie sont touchées. La Bulgarie aussi, qui assure avec ses propres gazoducs le transit du gaz vers la Grèce, la Turquie et la Macédoine. Et la France alors ? GDF Suez indique que, depuis lundi, il est privé de 70% du gaz russe qui lui arrivait d'Ukraine.

Tout le gaz consommé en France est importé, alors qu'elle en produisait encore un tiers dans les années 70. Elément rassurant : la Russie n'est pas notre premier fournisseur. Selon les chiffres du ministère de l'Industrie, en 2007, avant la fusion GDF Suez, la Norvège représentait 32% de nos importations de gaz, devant les Pays-Bas (19%), l'Algérie (18%), la Russie n'arrivant qu'en quatrième position, avec moins de 15%. Et la diversification des sources d'approvisionnement est en cours, avec l'apparition de fournisseurs comme l'Egypte (3%) ou le Qatar.

Aucune raison de s'affoler, jure un porte-parole de GDF Suez. Selon lui, quatre éléments mettent le groupe à l'abri :

« Nous avons le portefeuille le plus diversifié d'Europe, avec neuf pays qui, chacun, ne dépassent pas 15% de nos approvisionnements. Il y a ensuite le gaz naturel liquéfié, qui arrive par bateau. On achète aussi du gaz sur les marchés à court terme. Et nous disposons de capacités de stockage. »

Pour des « raisons commerciales », GDF Suez refuse de révéler le montant de ces réserves. Une information particulièrement protégée depuis l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence.

Les prix du gaz vont-ils monter à cause de cette crise ?

Peu de consommateurs le savent, mais comme nous l'avions expliqué en novembre, le marché du gaz se négocie principalement sur le long terme et est indexé en grande partie sur le prix du pétrole. « Si l'on regarde les cours du pétrole sur les six derniers mois, on a des raisons d'espérer une baisse des tarifs », fait valoir Edouard Petitjean, chargé de mission économique à l'association de consommateurs CLCV.

Le prix du gaz baisserait toutefois dans une proportion moindre que ceux du pétrole, dans la mesure où la facture de gaz inclut bien d'autres choses : l'abonnement, l'acheminement notamment. La facture de gaz, qui a cru de 15% sur un an ne baissera pas de 50% en avril.

Par ailleurs, certaines entreprises qui s'approvisionnent sur le marché du court terme pourraient subir une hausse. Certes ce marché ne représente que 15% du total, mais il est très volatile. Les entreprises qui s'approvisionnent sur ce marché pourraient donc être touchées, notamment si des fournisseurs de la France comme l'Algérie étaient tentés de monter leurs tarifs.

Il faut enfin savoir que les prix du gaz sont réglementés. Ce sont les ministères des Finances et de l'Energie qui en décident, comme l'explique ce site. « Si ce n'était pas le cas, on pourrait s'inquiéter des répercussions de la crise russo-ukrainienne », fait remarquer Edouard Petitjean. « Mais ils ne sont réglementés que jusqu'en 2010. Au-delà, rien n'est garanti, d'autant que la Commission européenne estime que c'est une entrave à la concurrence. »

Le patron de GDF Suez, Gérard Mestrallet, a eu beau déclarer ce mardi sur Radio Classique que « les prix du gaz seront gelés jusqu'en avril », il laisse aussi entrevoir une baisse à cette période, en fonction de l'évolution des cours du pétrole et du dollar. Ça tombe mal, c'est aujourd'hui que les Français ont besoin de se chauffer. En avril, ils auront moins l'oeil rivé sur leur facture de gaz naturel.

« On nous a vendu la fusion GDF Suez comme la chance d'avoir un leader capable de peser sur ses fournisseurs, on voit que c'est au niveau de l'Europe qu'il faudrait agir », tranche Edouard Petitjean.

Y-a-t-il un risque de « black out » électrique ?

Le froid pourrait aussi poser des problèmes sur le marché de l'électricité. En janvier 1987, le réseau électrique français avait lâché, EDF ne rétablissant le courant qu'en fin de soirée. En août 2003, 50 millions d'habitants au nord-est des Etats-Unis (à New York, notamment) et au Canada ont également été privés d'électricité. Elément déclencheur : la chaleur (et les climatisateurs) cette fois.

La France de 2009 n'est pas à l'abri d'une panne de ce ce type. Dans des périodes de grand froid, les variations de tension sur le réseau peuvent faire dérailler l'ensemble du système. Si une région pompe brutalement beaucoup plus d'électricité, les électrons se déplacent en masse, déstabilisant d'autres parties du réseau. Soit EDF parvient à organiser une coupure partielle (« délestage » ou « recours des recours »), soit c'est le black out général.

Sans surprise, le réseau Sortir du nucléaire parle d'un risque de « black out nucléaire » :

« Le Réseau de Transport d'électricité prévoit que le parc nucléaire français fonctionne à près de 100% : jusquà 60 222 MW prévus sur un total de 63 260. Le moindre incident dans une centrale nucléaire pourra entraîner un black-out électrique général sur la France. »

La consommation d'électricité a atteint cette semaine un record historique de consommation (plus de 91 000 MWh mardi). EDF a mobilisé tous ses moyens de production disponibles (nucléaire, hydraulique, thermique) pour y répondre, mais a également dû importer de l'électricité (une rareté : la France est généralement exportatrice).

L'établissement public invite les Français à modérer leur consommation, surtout entre 17h00 et 20h00, en éteignant les lumières inutiles, en n'abusant pas de la température, en fermant les volets, etc. EDF a également demandé à une partie de ses clients industriels de moins consommer.

En Bretagne, le RTE (Réseau de transport d'électricité, filiale d'EDF) a lancé via écowatt (sorte de bison futé de l'électricité bretonne) une « alerte rouge », pour demander aux habitants de limiter leur consommation.

Aujourd'hui : ALERTE ROUGE
Risque de coupure électrique mercredi 7 jan 2009. Entre 17h00 et 20h00, baissez impérativement votre consommation.

Le réseau breton, qui fait venir par des lignes de hautes tension l'essentiel de son électricité, est particulièrement fragile. « C'est à chacun de nous d'agir concrètement pour éviter la panne », précise le site, qui ajoute : « Et en plus c'est bon pour la planète ! ! ». L'alerte rouge a ensuite été lancée dans la région Paca.

En attendant, c'est le site web de RTE qui est tombé en carafe !

Photo : station de compression du gaz en Ukraine le 2 janvier (Gleb Garanich/Reuters)

► A lire aussi : De la vodka dans le gaz entre Moscou et Kiev : une explication

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Portrait de Gregtrash

De Gregtrash

Administrateur - spectacle vivant | 13H49 | 07/01/2009 | Permalien

Commençons par éteindre les ordinateurs…

Portrait de Arnaud Aubron

à Gregtrash Portrait de Gregtrash De Arnaud Aubron

Rue89 | 13H51 | 07/01/2009 | Permalien

Euh, oui… mais alors non. Commençons par autre chose si vous n'y voyez pas d'inconvénient ; -)

Portrait de pablico

à Arnaud Aubron Portrait de Arnaud Aubron De pablico

13H59 | 07/01/2009 | Permalien

pour le gaz :
c'est juste un prétexte, pour montrer à l'Europe qui est le chef…
qui commande, et qui doit se la fermer et bien obéir….

faire pression en mettant les gaz….ou le contraire.

Portrait de Jean-Jacques Louis

à Arnaud Aubron Portrait de Arnaud Aubron De Jean-Jacques Louis

22H46 | 07/01/2009 | Permalien

Au Palais de la Découverte, il y a un ordinateur à vapeur. C'est peut-être le moment de le remettre en service.

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à Gregtrash Portrait de Gregtrash De geff

18H23 | 07/01/2009 | Permalien

« mais a également dû importer de l'électricité (une rareté : la France est généralement exportatrice). “

J'ai entendu le contraire venant d'un ‘expert’ la semaine dernière dans c dans l'air,
la france exporte la journée, mais le soir elle est toujours importatrice (allemagne), car le nucléaire n'est pas aussi réactif que l'énergie fossile.
Donc on produit ce dont on a besoin en moyenne en nucléaire, et le niveau de crête est importé.

Portrait de tlaloc

à geff Portrait de geff De tlaloc

Retraité | 19H19 | 08/01/2009 | Permalien

C'est tout à fait vrai La France importe de lélectricité aux heures de pointe, à l'espagne aussi.

Portrait de Gros_Lapin_Blanc

De Gros_Lapin_Blanc

13H57 | 07/01/2009 | Permalien

Sortir du nucléaire aime bien agiter le spectre du blackout nucléaire, mais si on lit leur communiqué, il s'agit plutôt du blackout du chauffage électrique !
On pourrait également épiloguer sur le blackout du chauffage au gaz vu le problème russo-ukrainien !

PS : le site de RTE fonctionne parfaitement ? ! C'était pour trouver une chute facile ?

Portrait de Arnaud Aubron

à Gros_Lapin_Blanc Portrait de Gros_Lapin_Blanc De Arnaud Aubron

Rue89 | 14H00 | 07/01/2009 | Permalien

Non non, il était en rade au moment où nous avons écrit cet article. Ils ont dû réparer entretemps.

Portrait de I.P

à Gros_Lapin_Blanc Portrait de Gros_Lapin_Blanc De I.P

Flat4 | 14H06 | 07/01/2009 | Permalien

Franchement je ne vois pas bien le message que cherche à faire passer « sortir du nucléaire » quand ils parlent de risque de blackout nucléaire. Est ce qu'ils prétendent qu'une électricité 100% non nucléaire fait disparaître le risque de black out ou quoi ?

Portrait de Tyb

à I.P Portrait de I.P De Tyb

(par ici, par là) | 14H42 | 07/01/2009 | Permalien

Ben ils préconisent de construire une autre centrale nucléaire : ))

Portrait de I.P

à Tyb Portrait de Tyb De I.P

Flat4 | 15H25 | 07/01/2009 | Permalien

C'est un peu ce que j'ai déduit de leur message en fait, si on est si limite que ça niveau production il y a intéret à construire quelques centrales fissa.
Et tant qu'on ne saura pas produire massivement avec du solaire et de l'éolien la seule solution qui n'émet pas des tonnes et des tonnes de CO2 c'est malheureusement les centrales à fission nucléaire.

Portrait de karghyl

à I.P Portrait de I.P De karghyl

informaticien, Paris | 15H57 | 07/01/2009 | Permalien

Vous préférez des tonnes de déchets à des tonnes de CO2 ?
Et la piste de solution qui consisterait à réduire les consommations, par exemple en ne développant plus le chauffage électrique, ce que préconise Sortir du Nucléaire (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php ? aff=…)

Portrait de I.P

à karghyl Portrait de karghyl De I.P

Flat4 | 17H51 | 07/01/2009 | Permalien

Je ne préfère rien, j'ai à choisir entre la peste et le cholera.
Je choisis de faire avec une production de masse qui implique des déchets nucléaires dégueulasses qu'on saura peut-être un jour traiter plutôt qu'avec du CO2 qu'on relache sans aucun espoir de le récuperer.
Quant à ne plus chauffer à l'électrique je veux bien, ça aura le bon gout de largement limiter la nécessite d'allumer les centrales productrices de CO2 pour répondre aux pics de consommation.
Et donc on remplace par quoi ? Comme par hasard rien n'est dit de concret dans le communiqué en question, à part un laconique « économiser l'énergie et développer massivement les énergies renouvelables ».
Bon, c'est pas grave, allons voir leur rapport sur la sortie du nucléaire pour savoir ce qu'ils proposent vraiment : cliquez ici
Donc chapitre 4.2.3 page 38 ils abordent les énergies de substitution au chauffage électrique, la première proposition est assez cocasse :


Des chaudières à condensation et des chaudières basse température fonctionnant au gaz ou même au fioul dans l'habitat individuel comme collectif, en particulier les appareils en cogénération décrits au chapitre cogénération.

C'est vrai, brûlons donc du gaz et du fioul pour chauffer nos maisons, ça c'est une solution d'avenir.

Le deuxième point est du même tonneau, on passe donc au troisième :


Le développement de l'ensemble des filières de la biomasse - bois, déchets, biogaz - fonctionnant en cogénération et associées à des réseaux de chaleur.

Oui ok pourquoi pas. Sauf qu'il n'y aura jamais assez de bois en France pour chauffer tout le monde, et utiliser massivement les déchets organiques pour produire du gaz ça fera autant d'humus qui ne sera pas créé, c'est un peu dommage vous ne trouvez pas ?

Et je tiens tout de même à copier/coller le but vers lequel tend « sortir du nucléaire » :


La sortie du nucléaire en 10 ans parvient à une baisse de la consommation d'électricité (fondée sur les économies d'énergie et l'efficacité énergétique) de 30 % par rapport à la consommation actuelle (2006). Les énergies renouvelables produisent les deux tiers de l'électricité et les énergies fossiles le dernier tiers.

33% de consommation d'énergie fossile, quel bel avenir radieux.

Portrait de Tigerbill

à I.P Portrait de I.P De Tigerbill

retraité en CDI en charente-maritim... | 19H11 | 07/01/2009 | Permalien

Au secours ! ! !
Vite, mettez au bas de votre post la balise fin d'italiques……
TOUT ce qui suit est en italiques….

Portrait de I.P

à Tigerbill Portrait de Tigerbill De I.P

Flat4 | 19H25 | 07/01/2009 | Permalien

Je ne vois rien de tel ici, et de toute manière vu que vous m'avez répondu je ne peux plus éditer le post en question…

Portrait de Tigerbill

à I.P Portrait de I.P De Tigerbill

retraité en CDI en charente-maritim... | 19H40 | 07/01/2009 | Permalien

Ah, merde, c'est vrai, je n'y pensais plus.. : -(((
Désolé….
Mais chez moi, à partir de votre post, tout est en italiques…

Portrait de karghyl

à I.P Portrait de I.P De karghyl

informaticien, Paris | 15H53 | 07/01/2009 | Permalien

Ils ne prétendent pas ça du tout.
Ils disent que pour éviter ce risque de black-out, il faut notamment arrêter de développer le chauffage électrique. Le chauffage électrique a été développé avec l'appui de l'industrie nucléaire, et cette industrie nucléaire est maintenant limite pour produire suffisamment en période de grand froid.
Ils préconisent d'arrêter le tout électrique, et effectivement d'arrêter le nucléaire, mais ce n'est pas d'arrêter le nucléaire qui éviterait le black-out.
Arrêter le nucléaire, ça éviterait juste de nous empoisonner pour des milliers/millions/milliards d'années.

Portrait de la-grande

à karghyl Portrait de karghyl De la-grande

Etudiant | 16H18 | 07/01/2009 | Permalien

Oui il vaut mieux nous achever tout de suite c'est plus sur.

Je ne pense pas que la france va se lancer dans des travaux de nouvelles centrales nucléaires tout de suite alors qu'on mène des tests sur une nouvelle version des centrales nucléaire et sur la fusion.

Peut être qu'avec cette crise les gens apprendrons à consommer plus intelligemment l'électricité parce que chauffer son appart à 22°C quand on est pas isolé c'est pas le mieux pour notre planète.

Portrait de anini

De anini

enseignante | 14H12 | 07/01/2009 | Permalien

À mon humble avis ,je ne sais pas pourquoi mais je sens comme une nouvelle augmentation ! Itou pour le pétrole !

Portrait de Polyblogue

De Polyblogue

Citoyen | 14H24 | 07/01/2009 | Permalien

La crise actuelle montre l'absence complète de politique commune européenne énergétique en Europe. Peu d'articles évoquent cet aspect qui est pourtant un enjeu essentiel.

Pour comprendre l'histoire de Gazprom et son importance pour le Kremlin :
http://polyblogue.wordpress.com/2009/01/07/lempire-gazprom/

En ce qui concerne la France, Gazprom vient de passer un accord avec GDF Suez. Si Gazprom continu de fournir du gaz avec les contrats a long terme, une clause oblige GDF a reverser une partie du gaz en France à Gazprom qui veut s'imposer comme « opérateur de référence » selon les propos de son PDG dans un article du Figaro de juin 2008.

L'entreprise russe qui espère être bientot être distributeur en France (et non plus seulement fournisseur) vise comme clients potentiels les entreprises.

Portrait de siko

De siko

cherche un moyen élégant pour gagne... | 14H25 | 07/01/2009 | Permalien

J'aime bien l'explication qui se veut pédagogique, les électrons se déplacent en masse…

Pour la petite histoire, saviez-vous que les électrons dans un fil électrique se déplace à des vitesses super lente, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, les électrons se déplacent à une vitesse de l'ordre d'un mètre par heure ! ! ! !

Portrait de jmax

à siko Portrait de siko De jmax

15H03 | 07/01/2009 | Permalien

avec du courant alternatif, c'est pas loin de zéro : -)

Portrait de jean.pierre

à siko Portrait de siko De jean.pierre

16H14 | 07/01/2009 | Permalien

pourtant quand je prends le jus, je me déplace assez rapidemment

Portrait de la-grande

à siko Portrait de siko De la-grande

Etudiant | 16H24 | 07/01/2009 | Permalien

Il est difficile d'expliquer les phénomènes électriques facilement, je pense que la phrase des électrons se déplaçant en masse aurait put être évitée.

Quand qu'il en soit les électrons ne vont pas s'aglutiner dans une région, ils se déplacent constamment (arrivés à la prise ils ne disparaissent pas par magie, ils repartent par le neutre).

Portrait de siko

à siko Portrait de siko De siko

cherche un moyen élégant pour gagne... | 17H15 | 07/01/2009 | Permalien

Encore une petite histoire, saviez-vous que l'énergie transportée par un câble est présente entre les fils et non pas dans le fil comme on pourrait le penser… Dingue non ?

Portrait de tlaloc

à siko Portrait de siko De tlaloc

Retraité | 19H25 | 08/01/2009 | Permalien

2 fils une phase et un autre que l » appelle neutre

Portrait de Lugi

à siko Portrait de siko De Lugi

17H47 | 07/01/2009 | Permalien

Oui enfin bon on va pas commencer à expliquer la stabilité de réseaux électrique car on risque de larguer une certaine partie de l'audience.

Portrait de jean.pierre

à Lugi Portrait de Lugi De jean.pierre

19H18 | 07/01/2009 | Permalien

encore un électron libre qui parle……….

Portrait de tlaloc

à siko Portrait de siko De tlaloc

Retraité | 19H23 | 08/01/2009 | Permalien

C'est le champ électrique qui se déplace à la vitesse de la lumière pas les électrons

Portrait de Pas lolo

De Pas lolo

fasciné | 14H33 | 07/01/2009 | Permalien

« Pour des “raisons commerciales”, GDF Suez refuse de révéler le montant de ces réserves. Une information particulièrement protégée depuis l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence. »

Les capacités de stockage de GDF sont parfaitement connues.

http://www.gdfsuez.com/fr/activites/infrastructures/stockage-en-europe/

Si je ne m'abuse ça représente pour la France environ 2,5 mois de consommation. Ce qui laisse une autonomie plus faible en hiver, probablement un moi, avant que des problèmes de baisse de pression et donc de fonctionnement du réseau n'apparaisse.

Maintenant, si le sens de votre phrase c'est que du fait d'une stratégie commerciale du à la libéralisation, GDF-Suez aurait pu ne pas reconstituer ses réserves avant l'hiver (optimisation de la valeur en minimisant les couts de stocks), là il vaudrait mieux qu'ils serrent les fesses et croisent bien les doigts.

Ca serait la preuve définitive (une de plus, me direz vous) que la libéralisation du marché de l'énergie que nous auront imposé les idéologues de Bruxelles, est un obstacle insurmontable à la sécurité d'approvisionnement.

Un éclaircissement de votre part me paraît souhaitable.

Pour ce qui est de la partie « electrique » de l'article. Comment dire ?
J'aurai tendance à vous conseiller d'en faire une BD, avec des petits electrons, qui tels des lemmings se déplaceraient en masse d'une région à l'autre. C'est probablement plus parlant qu'une étude de stabilité de réseau, pour vos plus jeunes lecteurs.

Quelques remarques cependant :
-La panne de 2003 aux US n'était pas due à un pic de consommation mais essentiellement à un incident sur le réseau 35kV qui aurait pu être évité avec une maintenance correcte (couper les branches des arbres, par exemple).

-Une surconsommation dans une région ne déstabilise une autre qu'en cas de mauvaise supervision de la grille Cf panne de novembre 2006 qui a mis en lumière les problèmes de maintenance, mais surtout de coordination entre Eon et les gestionnaires de réseaux des autres pays.
La commission européenne en a donc déduit qu'il fallait renforcer la coordination, yaka, fokon, alors que la libéralisation impose de facto une séparation entre les producteurs les distributeurs et le gestionnaire de réseau. Imparable.

« Sortir du nucléaire » ne devrait pas avoir trop de problème pour trouver des gens compétents dans ce domaine. Ils maitrisent l'aspect technique aussi bien que les techniciens bruxellois, qui ont imposer la libéralisation pour faire baisser les prix, maitrisent l'économie des industries de réseaux électriques.
Encore une fois, un black out du à un pic ne ferait que prouver l'absence de marge sur les capacités de pointe qui sont généralement des turbines à combustion, voire des cycles combinés. De toute manière, que la panne provienne d'un déclenchement sur une tranche nucléaire de 900 ou d'une tranche charbon de 600, qu'est ce que c'est sensé prouver ?
Par contre ce qui semble prouvé par l'enquête de l'UCTE sur la panne de novembre 2006, c'est que la volonté de Eon de reconnecter rapidement les éoliennes à la grille (pas par souci uniquement écologique, mais bien plutôt économique) ait été un facteur majeur d'aggravation de la durée de la panne. A méditer.

« une rareté : la France est généralement exportatrice »
Vous avez des chiffres ? Non, sinon vous ne pourriez pas écrire ça. La France est globalement sur l'année exportatrice, mais trés souvent importatrice, d'autant plus qu'elle peut simultanément être exportatrice vers l'espagne et importer d'allemagne.

« En Bretagne ». C'est tous les ans que l'approvisionnement de la pointe Bretagne pose problème en hiver (semble que la conso. des climatiseurs ne constitue pas un réel problème l'été, à Brest). Il y a deux ans, il y avait déjà eu alerte suite à la chute d'une grue sur une tranche charbon de Cordemais.

« c'est le site web de RTE qui est tombé en carafe ! »
C'est plus rare que pour celui de la sncf, et ça gêne moins le public.

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