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Google se prépare à l'éventualité d'une fuite des cerveaux, et a concocté un algorithme permettant de détecter les vélleités de départ chez les salariés… avant même qu'ils ne le sachent eux-mêmes. C'était l'information publiée mardi par le Wall Street Journal [1], et qui a forcé Google à allumer des contrefeux.
Le responsable des ressources humaines de Google, Laszlo Bock, est cité disant que cet algorithme, actuellement en test, aide la compagnie à « entrer à l'intérieur de la tête des gens avant qu'ils sachent qu'ils pourraient s'en aller ».
Le genre de phrases qui fait tache. Depuis sa parution, l'article a été repris des milliers de fois sur toute la planète. Il est resté plusieurs jours le plus lu et le plus envoyé des articles [2] du quotidien économique. Depuis, les antennes du service de presse de Google dans le monde entier s'efforcent d'éteindre l'incendie.
« Personne ne nous a appelés pour vérifier », regrette la porte-parole en France, qui affirme que l'article du WSJ a fait « un amalgame ». Ce qui dérange Google Inc., c'est que le papier du quotidien économique donne l'impression que ce système identifie les salariés. Réponse officielle dans un communiqué légèrement alambiqué :
« Le travail que nous effectuons pour prévoir l'attrition [3] nous aide à identifier les situations qui peuvent augmenter la velléité de Googlers de quitter l'entreprise, de manière à ce que le service des ressources humaines puisse travailler à éviter ces situations. […] Nous avons étudié des critères comme le lieu de travail, la taille des équipes, la rémunération… »
Pour ce faire, Google regarde les données concernant des personnes qui ont quitté l'entreprise. « Nous recherchons des tendances concernant le groupe, et pas des situations individuelles », conclut le communiqué.
La porte-parole explique que ces tendances, Google les dégage « suite à l'agrégation de données recueillies via nos sondages anonymes ; cela porte sur des groupes et en aucun cas sur des individus ».
Quant à la « fuite des cerveaux », Google dément, même si un certain nombre de « top managers » ont quitté récemment le groupe pour des entreprises comme Facebook ou Twitter : « Notre taux d'attrition est environ la moitié de ce qu'on trouve dans le secteur », assure la porte-parole.
Links:
[1] http://online.wsj.com/article/SB124269038041932531.html
[2] http://online.wsj.com/public/page/most_popular.html
[3] http://www.mediadico.com/dictionnaire/definition/attrition/1
[4] http://eco.rue89.com/2009/04/03/pourquoi-le-rachat-de-twitter-par-google-excite-le-web
[5] http://eco.rue89.com/2009/03/11/google-fiche-vos-gouts-pour-cibler-ses-pubs
[6] http://www.rue89.com/2009/03/09/le-detecteur-de-gays-du-google-phone-cree-la-polemique