-
Restauration : une commission du Sénat vote le retour de la TVA à 19,6%
AFP via LeFigaro.fr23/11/09 | 15h40 -
Nicolas Sarkozy remercie les salariés de Pôle Emploi
Nouvelobs.com23/11/09 | 15h15 -
L'or bat des records
LeMonde.fr avec AFP23/11/09 | 09h52 -
Un fournisseur du vaccin de la grippe A licencie
LeParisien.fr20/11/09 | 10h14 -
AOL veut supprimer plus d'un tiers de ses effectifs
AFP via LesEchos.fr19/11/09 | 15h57
La crise, dans sa profondeur (1/2)
Par Michel Wieviorka | Sociologue, EHESS | 20/12/2008 | 13H34

Comprendre la crise actuelle ? Le plus simple, nous disent la grande majorité des commentateurs, est d'en suivre le déroulement. Dès lors, un récit nous est servi, toujours le même, à quelques variantes de détail près, et dont l'ouvrage de Jacques Attali (« La crise, et après ? », Fayard, 2008) est le dernier avatar : la crise a commencé par être financière (le crédit à la consommation et surtout la bulle immobilière américaine, les « subprimes », la « titrisation », les faillites d'établissements financiers ou bancaires, évitées éventuellement grâce à l'intervention des Etats, etc.).
Elle se poursuit par une crise économique et sociale (chômage dit « technique », suppressions d'emplois, fermetures d'entreprises, pauvreté…). Elle aura peut-être des prolongements politiques dramatiques, violences, émeutes, radicalisation populiste, nationaliste ou d'extrême gauche.
Elle se résorbera, tôt ou tard, après des temps difficiles. Ce sera la « sortie de crise », l'économie repartira, épurée, et peut-être renforcée, fluidifiée grâce à un système bancaire assaini sous la houlette d'Etats ayant rouvert la voie de la confiance, grâce, peut-être aussi, à de substantiels progrès dans la gouvernance mondiale de l'économie et de la finance.
La fin d'une dissociation entre économie financière et économie réelle
Ce récit n'est pas entièrement faux, bien sûr. Il est pourtant à bien des égards insupportable. Son économisme est plutôt simpliste : tout s'explique par l'économie. Ses relents marxistes sont étonnants de la part de beaucoup de ceux qui le développent : à les suivre, l'infrastructure économique a commandé à la superstructure politico-idéologique, il faudrait simplement s'attendre à un moment de retournement, déjà ébauché, que l'on appelle « le retour de l'Etat ».
Ce récit présente aussi un petit côté saga qui se termine bien, du genre : on va en baver, il faut serrer les dents, on s'en sortira. Et ceux qui le mettent en forme, experts, économistes et autres, ne manquent pas d'aplomb. Ils n'ont rien vu venir, mais se présentent comme légitimes pour expliquer de façon docte ce qui s'est passé, et de quoi sera fait l'avenir, voire pour proposer les politiques publiques les mieux adaptées.
D'ailleurs, lorsqu'on les interroge, ils affirment que certains d'entre eux avaient prévu le scénario américain, l'explosion inévitable de la bulle liée au crédit débridé dans l'immobilier et pour la consommation. Tout au plus concèdent-ils n'avoir pas imaginé l'extension de la crise à la planète toute entière, et à une très grande rapidité : c'est la première crise de la globalisation, disent sans broncher ceux qui parlaient du phénomène depuis vingt ans sans avoir imaginé qu'il pouvait aussi déboucher sur une crise « globale ».
Ce récit comporte aussi une caractéristique implicite qui mérite d'être explicitée. Il rompt en effet, et fort justement, avec l'image d'une sorte de dissociation, propre à la mondialisation, qui aurait déconnecté l'économie financière de l'économie réelle.
Au contraire, en insistant sur les conséquences de la crise financière sur l'emploi, la croissance, le niveau de vie, le PIB, etc., ce récit signale l'existence de liens, certainement complexes, il invite à penser l'articulation des deux registres.
L'épuisement d'un modèle général du vivre-ensemble
Mais enfin : si une crise financière peut avoir des effets si dévastateurs, est-ce simplement parce que la finance mène le monde ? N'est-ce pas aussi parce qu'en profondeur, une autre crise, d'autres difficultés existaient déjà ? Le récit stéréotypé que nous venons de reconstituer dans ses grandes lignes ne devrait-il pas laisser une place à l'analyse de ce que la crise financière révèle, mettant à nu ce que l'euphorie de l'argent à tout crin recouvrait de son voile ?
Il suffit de poser cette question pour que la situation présente, et à venir, s'éclaire d'un tout autre jour et qu'il soit justifié de formuler une hypothèse particulièrement forte : la crise actuelle ne vient-elle pas signifier l'épuisement d'un modèle général du vivre-ensemble, à l'échelle de la nation comme à celle de la planète, ne nous impose-t-elle pas d'en inventer un autre, déjà d'ailleurs esquissé là et là, plutôt que de bricoler pour redonner quelque vitalité à des formules en déclin inéluctable ?
Considérons d'abord les dimensions proprement sociales de la crise. Elles sont d'autant plus ravageuses que le grand principe de conflictualité qui a structuré des sociétés comme la notre durant un bon siècle, l« opposition du mouvement ouvrier aux maîtres du travail, a perdu sa centralité. Hier, Michel Albert pouvait encore opposer le modèle “rhénan” de capitalisme, dans lequel syndicats et directions d'entreprise se confrontent dans le cadre d'un conflit fortement institutionnalisé, et le modèle néo-américain, qui fait la part belle aux actionnaires et à des logiques financières, voire spéculatives (dans son livre “Capitalisme contre capitalisme”, Paris, Seuil, 1991).
Le modèle néo-américain qui a semblé s'imposer depuis a marqué la domination absolue des actionnaires sur les managers, de la rentabilité des investissements à très court terme sur la solidité de l'entreprise à long terme. Si soudain l'économie se ralentit, est-ce seulement faute de liquidités, n'est-ce pas aussi parce que les modes d'organisation ont privilégié la flexibilité dont les implications ont été si bien décrites par Richard Sennett (dans “La Culture du nouveau capitalisme”, Paris, Albin Michel, 2006), au détriment de logiques de production autorisant la structuration conflictuelle des rapports sociaux dans les entreprises, entre dirigeants et salariés ?
N'est-il pas aberrant de constater que le syndicalisme, en France, déjà bien faible dans l'ensemble (à peine 8% des salariés selon les chiffres les plus optimistes, seraient syndiqués), est bien plus présent dans la fonction publique ou assimilable que dans les entreprises privées ?
Faire renaître l'altermondialisme et sa conflictualité
Dans les années 90, la conscience du caractère global des grands problèmes du monde contemporain a animé ce qu'il y avait de meilleur dans le mouvement altermondialiste. Celui-ci plaidait alors pour une autre mondialisation, il introduisait un autre principe de conflictualité dans l'espace public.
Depuis, il est retombé, victime collatérale, en particulier, des attentats du 11 septembre 2001 -ce qui ne veut pas dire qu'il est condamné historiquement à la disparition-, rongé par une politisation extrême le transformant souvent en une force anti-impérialiste, antiguerre, et anti-américaine. Sa retombée prive le débat sur la crise et la sortie de crise d'une contestation qui, en son temps, avait mis fin à l'arrogance des élites de Davos. Elle est, paradoxalement, un élément des difficultés actuelles, car elle nous prive, comme le déclin du syndicalisme, d'un second principe de conflictualité.
Photo : une militante anti-G8 face à la police allemande anti-émeutes à Rostock le 4 juin 2007 (Wolfgang Rattay/Reuters).
4576 visites | 25 réactions
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque




























25
(Pour réagir, connectez-vous)
De Le Yéti
yetiblog.org | 14H18 | 20/12/2008 |
ERRATUM
Il y a un paragraphe qui me paraît accidentellement coupé :
« Ce récit comporte aussi une caractéristique implicite qui mérite d'être explicitée. Il rompt en effet, et fort justement, avec l'image d'une sorte de dissociation, propre à la mondialisation, qui aurait déconnecté l'économie financière de “
Rien après ce ‘de’ ?
Et pourquoi avoir classé cette série de deux articles (très politiques) d'un sociologue dans la rubrique ‘économie’ ? La crise actuelle n'est pas seulement économique, ni même systémique. Ell est civilisationnelle.
à Le Yéti
De Marie-Sophie Keller
Rue89 Eco89 | 14H44 | 20/12/2008 |
« …qui aurait déconnecté l'économie financière de l'économie réelle »
Le lien est corrigé, merci pour votre vigilance.
De the cat
étudiant | 14H05 | 21/12/2008 |
Il est vrai que face à des Etats qui ne semblent pas vouloir véritablement changer de système économique et financier, comme en atteste le G20, une alternative venant directement des citoyens est nécessaire.
Mais comment ? Les manifestations anti-G8 ou G20 sont bien sûr symboliquement fortes, mais actuellement le mouvement altermondialiste n'a aucun moyen de pression sur les politiques étatiques. A part une « révolte » mondiale, à base de grandes manifestations et de mouvements de grèves coordonnés au niveau européen et international, qui ferait réellement peur aux gouvernements, je ne vois pas quelles actions auraient une véritable efficacité.
Le vrai problème de notre monde est la sacralisation de l'argent, symbolisée par la main-mise des actionnaires sur la sphère financière et économique, qui enferme l'Homme dans une logique de rentabilité contraire à une logique de développement durable, pérenne, et surtout humain. La course effrénée à la croissance du PIB ne peut nous mener que droit dans le mur…
De pablico
17H36 | 20/12/2008 |
ce qui est fort c'est que les subprimes, font chanceler le monde.
C'est inconcevable. on aurait pu transformer ces subprimes en prêt normaux,. Les gens seraient dans leur maison, les banques n'auraient pas perdu le capital…que des intérêts..
c'est incompréhensible.
ce qui fait poser la question :
si cette crise n'était qu'une nouvelle bulle (négative) ?
pour dégraisser les économies, les usines, les banques.
rendre les pauvres plus pauvres et les riches plus riches.
avoir de l'énergie , et matières première à moindre cout.
casser les mécanismes sociaux, casser les retraites, casser la protection de la santé.
peut-être autre chose pas trop démocratique du tout ?
d'ailleurs c'est ce qui risque d'arriver..au bout de la crise.
à force de nous créer des bulles, on fini par voir des bulles partout.
car à chaque fois qu'elles éclatent, on a perdu quelque chose.
De Galuel
Entrepreneur | 18H25 | 20/12/2008 |
La crise est avant tout une crise technique.
Tout système fermé est appelé à voir son entropie (désordre, décroissance, déflation) augmenter à terme, sans afflux d'énergie extérieure.
L'argent dette (je crée de l'argent en échange de dette) , n'apporte aucun flux extérieur, le bilan est nul (et acheter des bons du trésor revient au même, le bilan reste nul).
Ce qui oblige à créer de la monnaie véritable injectée dans le système tous les 70 ans, au lieu d'ordonner le système régulièrement, créer de la vraie monnaie, équitablement répartie, on va en plus injecter massivement cette monnaie en purgeant les dettes des plus fautifs, créant en sus de l'injustice.
La technique correcte est de créer de la monnaie en rapport à la croissance, et à la distribuer équitablement à tous les acteurs, libres d'orienter alors la croissance où il est nécessaire de le faire, et diminuant de fait la valeur des capitaux concentrés excessifs qui ne travaillent pas, sans spoliation abrupte.
à Galuel
De Humain
16H59 | 21/12/2008 |
On peut effectivement comme vous le suggerez diminuer l'entropie du système.
(Entropie prise là, au sens de Schrödinger qui developpa le concept, laquel n'obéit au second principe de la thermodynamique)
Pour le reste, il me semble qu'il ne faut pas mélanger crise fiancière et economique.
Ce qui revient comme vous le suggérrez à « ouvrir » le système…
De theodore-perier
fonctionnaire | 23H06 | 20/12/2008 |
Je suis désespéré de l'incurie crasse des journalistes économistes orthodoxes. Pour eux, le système libéral tel que nous le connaissons actuellement reste le meilleur système. Il ne faut surtout rien changer. Les choses vont s'arranger… Ce n'est qu'un accident… Ces crises sont nécessaires pour réguler l'économie… Disent-ils tous en coeur. Quand ils sont pris à défaut, ils balancent la veille lune du « vous préfériez le régime communiste ? ». Quand on les contrarie, J'ai l'impression de gosses à qui on voudrait enlever leur jouet.
On leur a fait un lavage de cerveau, à ces éminents spécialistes ? Ils me font de plus en plus l'effet de parfaits abrutis.
De parousnik
03H12 | 21/12/2008 |
Les subprimes ne sont que l'orée de la forêt de l'arnaque…qui tente de reconduire les populations laborieuses aux frontières du féodalisme…
Le système ultra libérale ne peut survrivre sans créer misères guerres et désolations… Pour pouvoir vendre de la nourriture de mauvaise qualité il faut des pauvres…Pour pouvoir vendre des armes il faut des guerres etc… Tant que les populations continueront a se comporter comme du bétail domestiqué et a accepter d'entretenir des charlatants s'autoproclamant « élite » le monde continuera a pourrir… Vous étes des hommes , des femmes libres avant d'être des consommateurs surveillés épiés et couillonnés. Balancez aux ordures vos télés véritables lobotomiseurs….éteignez vos radios de propagande et publicité… puis dans le silence reconquis tenter de retrouver vos rêves et vos désirs d'enfant… quand la consommation ne vous avez pas encore atteind et offert des habitudes, certitudes et drogues licites.
à parousnik
De chemineau paul
citoyen du monde | 09H21 | 22/12/2008 |
Votre témoignage est très intéresant et tout aussi paradoxal lorsque vous écrivez :
Vous étes des hommes , des femmes libres avant d'être des consommateurs surveillés épiés et couillonnés. Balancez aux ordures vos télés véritables lobotomiseurs….éteignez vos radios de propagande et publicité…
Où mettons nous la barre du superflux, du consumérisme servile et abruti ?
Comment fais-je pour vous répondre et comment faites vous pour participer à cette tribune sans ces « progrès » qui détruisent nos vies ?
à chemineau paul
De Mr_Quiconque
22H45 | 22/12/2008 |
« Comment fais-je pour vous répondre et comment faites vous pour participer à cette tribune sans ces “ progrès ” qui détruisent nos vies ? »
---
Ces progrès détruisent nos vies quand l'industrie et le marketing agissent de concert pour organiser l'obsoléscence de plus en plus rapide des biens de consommation pour nous inciter à les renouveler le plus souvent possible.
C'est cela qui détruit nos vies, finir par croire qu'il faille un ordinateur de moins de 2 ans pour surfer sur le net alors qu'une bécane de 5 ans et même plus suffit.
Les professionnels du prêt à porter envisagent de généraliser l'idée de vêtements « jetables » peu chers et de qualité médiocre avec des collections renouvelées tous les 2 mois et peut être moins.
C'est pour sauver des emplois parait-il, sauf qu'avec ce genre de « progrès » c'est la planète qu'on achève.
Ah le bon vieux frigidaire hérité de ma grand mère qui fonctionne toujours. Design arrondi vintage entièrement d'époque souvent imité, jamais égalé en qualité, durée de vie record. Pourquoi en changer ?
De icosium
10H11 | 21/12/2008 |
Marianne (l'hebdo)nous a offert une vision quasi imparable à propos des chiens de garde de l'économie- Casino en évoquant le terrorisme des petites frappes du marché roi qui ne peuvent même plus supporter la moindre idée déviante, aussi banale, aussi anodine soit elle malgré la débâcle financière, les milliards dilapidés, les entreprises détruites, les emplois disparus, les retraités ruinés (sic).
C'eut été mieux encore si le journaliste auteur de cette belle parabole avait cité les noms de qq. uns de ces prédateurs négationnistes régulièrement invités à s'exprimer sur une des chaines de la Télévision publique largement vérolée depuis déjà longtemps et qui le sera vraisemblablement plus encore d'ici peu comme tous les autres médias (radio et TV) publics.
De mick69
12H42 | 21/12/2008 |
On peut s'emparer de n'importe quel paradis fiscal avec un hélicoptère, 3 fusils et 4 grenades (et du chewing-gum pour les enfants)
Donc, la volonté éclatante des Etats de laisser proliférer ces lieux mafieux d'exil fiscal et de captation des richesses mondiales se passe de commentaires
à mick69
De Humain
17H02 | 21/12/2008 |
D'accord avec vous !
(Même sans les grenades ! )
Il suffit de le vouloir.
Mais qui veut vraiment se débarasser des paradis fiscaux ?
à Humain
De the cat
étudiant | 19H02 | 21/12/2008 |
Pas les chefs d'Etat en tout cas.
Forcément, ce sont leurs électeurs les plus fidèles.
De jose11
20H13 | 21/12/2008 |
Bonjour
a vouloir vivre au dessus de ses moyens on arrive a faire comme la grenouille on explose
et quand un individu explose c'est pas grave il finit sdf tampis pour lui
quand un grande partie de la population explose cela fait une crise
quand même les états explosent là il y à du souci a se faire
travailler consommer crever tel est notre destin mais encore faut-il en prendre conscience.
mais encore faut-il comprendre que la finance mondiale (donc l'économie) est tenue par les grands fonds gèrés en majorité par des juifs posez-vous la question pourquoi MADOFF n'a pas été inquièté ? alors que la majorité des gens sensés savait qu'il y avait souci ? et ainsi de suite pour tout le systhème
on est en plein je te tiens tu me tiens par la barbichette mais entre gens de haute futaie majoritaiement juifs américains et pas question d'en parler on pase pour des antisémites continuons ainsi …
à jose11
De chemineau paul
citoyen du monde | 09H32 | 22/12/2008 |
J'hésite à alerter sur vos propos manifestement antisémites.
Je crois que vous faites partie Monsieur de ces gens qui aiment à trouver des bouc-émissaires plutôt que des solutions. Vous êtes donc un destructeur plus qu'un bâtisseur.
Ce n'est pas comme cela que le monde évoluera positivement.
Je préfère personnellement le « tous ensemble pour un monde meilleur » des altermondialistes que le « tous contre » (un coup les juifs, un coups les arabes, un coup les cathos…) de petits individus sans envergure qui ne savent pratiquer que la haine, le racisme et la xénophobie.
Si vous êtes courageux au point de vouloir « manger du juif », pourquoi le faites vous sous un pseudo au lieu de le faire sous votre propre nom ?
à jose11
De the cat
étudiant | 10H13 | 22/12/2008 |
Jose11, seriez-vous manipulé par la « théorie du complot » ?
Vos propos me font froid dans le dos. Pas parce que je crains une invasion juive, mais plutôt à cause de la profonde débilité et naïveté de votre pensée.
Tant pis (et non pas « tampis »), puisque tout le monde semble fermer les yeux, laissons les juifs Barack Obama et Nicolas Sarkozy nous voler notre argent.
Pfff…
De chemineau paul
citoyen du monde | 09H46 | 22/12/2008 |
Je ne sais pas si l'altermondialisme est mort, en soufrance ou en sommeil.
Il est clair que le 11 septembre a été un bon prétexte pour traiter de terroristes tous ceux qui souhaitaient changer le monde en commençant par les mouvements altermondialistes, mais je crois qu'en France et sans doute en Europe, le coup de grâce a été donné avec le référendum Européen.
Voilà une « constitution » repoussée à la majorité des voix du peuple et réintroduite par les voies institutionnelles.
Sachant donc que nos élus ont violé notre volonté démocratiquement exprimée, il est difficile de croire à l'expression démocratique pour changer le monde et le système dont tout le monde convient qu'il est à bout de soufle.
Ce système productiviste basé sur la compétitivité, l'individualisme, l'élitisme repartira peut-être de plus belle, peut être sera t'il aménagé, voire structurellement modifié.
Ce qui semble certain, c'est qu'aujourd'hui, le nouveau modèle sera mondialisé ou il ne sera pas.
De Con_sulteur
Consultant de 30 ans | 10H54 | 22/12/2008 |
Bon article qui ouvre le débat d'une nouvelle société. Une nouvelle société oui : pas basée sur la croissance mais sur l'avancement de l'humanité. Le problème c'est que tout le monde crève de trouille, si moi je change et pas le pays d'à côté comment vais-je pouvoir me défendre. Si je change ma façon de vivre et pas mon voisin d'à côté, ne vais-je pas vivre dans la misère tout le reste de ma vie et mes enfants là dedans ? Sommes nous prêts à accepter une vie plus précaire, avec moins de confort et moins de science.
Il va falloir que « La crise » aille encore beaucoup plus loin ce n'est pas d'un choc dont a besoin l'humanité pour se réveiller mais d'une attaque massive pour se réveiller…
De Valentini
distributeur d'imprimés | 15H00 | 22/12/2008 |
Elle aura peut-être des prolongements politiques dramatiques, violences, émeutes, radicalisation populiste, nationaliste ou d'extrême gauche.
Le pire, en un mot !
Tandis que l'impuissance publique, la faillite financière, le chômage, etc., au fond, c'est seulement mauvais !
C'est bien vrai qu'on ne prête qu'aux riches.
Mais saint Wieviorka en veut plus. Il leur accorde le crédit d'un rachat possible.
De Valentini
distributeur d'imprimés | 15H16 | 22/12/2008 |
Capitalisme contre capitalisme
Ah ! ça ! Pour une découverte, c'en est une !
Découvrir que le capitalisme est un système concurrentiel !
De Valentini
distributeur d'imprimés | 15H26 | 22/12/2008 |
Le nouveau capitalisme est arrivé !
Tu n'est plus foutu à la porte. Tu te fous toi-même à la porte et en sus tu remercies ton patron d'avoir compris que ton avenir était ailleurs. Cette foutaise est selon le principe de conflictualité dans l'espace public ou retour au foyer pour réfléchir.
De Valentini
distributeur d'imprimés | 15H27 | 22/12/2008 |
erratum
tu n'es et non n'est
tout le monde aura corrigé
De Valentini
distributeur d'imprimés | 15H41 | 22/12/2008 |
Quant à José11 qu'a de l'étoffe,
qui nous dit qu'il n'est pas juif et nous balance des saloperies antisémites, histoire de voir !
Toute provocation a un postulat implicite : les gens sont des imbéciles ! Et c'est vrai qu'il y en a toujours au moins un : le provocateur.
à Valentini
De icosium
17H35 | 23/12/2008 |
@ Valentini
Ne seriez vous pas - oui, vous - antisémite ? ? ? ?